Lettre a Gui

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J’ai bien reçu, cher Gui, votre si beau poème
Il m’a comblée de joie et me pousserait à vous aimer
Si ce n’est que mon coeur est déjà bien arrimé
À mon jeune soldat, qui m’a trop vite quittée.

Et par votre écriture, je pus ressentir un instant
Le souffle et la voix de mon si doux amant,
La justesse de vos mots, le rythme de vos vers
M’ont rendu mon amant et le goût de sa chair.

Cher Gui, je sais combien l’absence entraîne la souffrance
Mais sachez que la mort fige bien plus l’Amour
Dans un lac de larmes à tout jamais glacé.

C’est mon esprit entier qui s’y est enfermé
Il ne voit plus le jour, il ne voit plus la nuit
Son souvenir entier m’a toute emprisonnée.

Comme j’envie votre Lou et votre Amour vieillis
Le silence et la peine m’ont rendue tant aigrie.
Ô, cher Gui, si long est le jour, si courte est la nuit,
Pour réduire les peines d’un coeur meurtri.
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