Les oiseaux migrateurs

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Je n'ai qu'un cri : des fables, encore des fables  [+]

Deux oiseaux migrateurs en quête
De retraite
Devisaient du moment de prendre leur envol.
Ils voulaient gagner l’autre pôle
Avant l’arrivée de l’hiver.
« Mon ami, mon compère,
S’écriait le premier,
Je vous le dis sans hésiter :
Il nous faut tout de suite attraper ce vent frais
Qui passe par-dessus nos têtes.
Sa forte haleine est faite
Pour nous faire planer sans effort ni sans frais
Jusqu’aux rives d’Afrique,
Peut-être même jusqu’aux grands lacs des tropiques.
C’est plus de la moitié de notre long voyage... »
L’autre, affectant d’être plus sage :
« Imprudent ! lui dit-il, ce blizzard nous tuera
Qui n’est point frais mais plus que froid.
Où pensez-vous aller ? Par–delà l’océan ?
Vous me faites sourire... Emportés par ce vent,
Nous serons des glaçons
Avant que d’atteindre Avignon ! »
Passé deux heures de débat, nos volatiles
Sont au point mort,
Ils cherchent encore un accord.
Chaque argument de l’un chez l’autre est inutile.
Et si tel a raison, l’autre aussi n’a pas tort :

Las, hélas, qu’il est difficile
De concilier l’envie d’action
Avec le penchant pour la sieste ! La leçon
De ce conte, lecteur, se résume en ce texte :
Qui veut agir trouve un prétexte,
Qui s’y refuse
Trouve une excuse.
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