Les absents

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Ils marchent somnambules à l'ombre des soleils noirs
Portant sur leurs épaules des nuages sédentaires
Comme des statues vêtues des vents de Vancouver
Sur les pontons d'absence s'enflent encore leur voix

Ô spectres fatigués d'espoirs et de murmures
Mannequins cousus de cendres de larmes et d'orchidées
Oubliés de l'amour trempé dans le mercure
Au fond de nos miroirs repose le verbe aimer

A quoi bon les nommer puisqu'ils sont si nombreux
Qui nous reviennent le soir errer à pas brumeux
A quoi bon vivre encore complice d'aucune attente

Il reste le souvenir cette eau trouble et dormante
Cette onde où dort en croix le secret d'un adieu
Qui me remonte ce soir, ce soir au fond des yeux
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