Le zèbre

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Souvenez-vous de moi  [+]

L'Œillet bohémien d'un alcool ovoïde
Éclate quelquefois sa coquille de fer ;
Puis marginal il est exilé comme Ovide
Condamné pour toujours à détester la mer.

Son triste Pont-Euxin chante le profond vide,
Le malheur infini, la douleur dans la chair
D'un fellagha tapi parmi l'herbe livide
Attendant simplement d'élire un être cher.

L'autre hiver masochiste infirme les rayures,
La source du Rhin beau ballotant son bateau ;
Il a déjà mangé la moitié du gâteau

Dans l'enclos de son cœur parsemé de souillures.
Il pleut de la cervelle autour d'un sparadrap ;
Un jour, lassé par la souffrance, il se pendra.
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