Le temps qu'il faut

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Lire, écrire et lire encore de jour comme de nuit, dans un même élan à partage  [+]

Le temps semblait s'arrêter.
Les grands arbres paraissaient immobiles
immuables
voués à la lenteur de leur condition d'arbre.
Sans calcul, un ricochet
sur l'eau transparente.
Et pourtant,
une onde presque
imperceptible donnait
aux reflets d'argent
la profondeur d'un siècle.
Le cours de la vie
sur un cours d'eau
limpide se mouvait.
Au premier abord
on ne percevait que
la pression conjuguée
de l'air et des astres silencieux.
Eau presque dormante
dans le creux d'une vallée.
Mais le mouvement,
la vacuité s'imposeraient, feraient,
par endroit, un tourbillon
inattendu, importun.
Une tache remuante
sous le soleil d'été.

Le temps semblait s'arrêter.
Il n'en serait rien.
Les grands arbres, les près jaunis,
une verveine qui avait résisté à la sècheresse
luttait.

La force et la ténacité qu'il faut
pour résister.
Capter ce temps semblant faire silence.
Faire une pause.
Mais ne rien capter.
Recevoir, aussi drue qu'une averse d'été,
la certitude
du mouvement perpétuel
des êtres et des plantes.
Les éléments
Eau, terre, air, feu
et les pensées qui ne cessent de vagabonder.

Grandir, pousser,
s'élever, s'étioler,
se faner, vieillir.

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Brigitte Prados · il y a
Un beau texte sur la vie de la Nature qui se bat pour résister face aux turpitudes...