Le tailleur de pierre

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Le but de ce poème est de bien te distraire.
Il conte la folie de ce tailleur de pierre,
Honnête et travailleur qui connut un génie,
Lequel lui octroya de quoi changer sa vie.

Je veux être soleil, dit notre travailleur !
Ne plus subir ainsi, sa terrible chaleur,
Voyager et briller, sur toute la planète,
Renaître le matin, voir le jour comme fête.

Il en sera ainsi, dit alors le génie.
Et le petit tailleur brilla sur le pays,
Dardant de ses rayons la terre nourricière,
S'amusant de ces gens, contre lui en colère.

Il joue de sa splendeur, riant de sa puissance,
Qui pourtant tout à coup, perd de son importance.
Quel est cet importun, demande le brave homme ?
Pourquoi ne puis-je plus éclairer le royaume ?

Le responsable était un modeste nuage
Qui passait devant l'astre, au gré de ses voyages,
Empêchant par là même la lumière solaire
D'illuminer le ciel et réchauffer la terre.

Je veux être nuage, dit notre travailleur !
Pour cacher le soleil, diminuer ses ardeurs,
Arroser les récoltes, que la Terre produit,
Désaltérer les hommes, éteindre l'incendie.

Il en sera ainsi, dit alors le génie
Et le petit tailleur survola le pays
Faisant naître la pluie dans des contrées arides,
Rendant la vie possible sous des chaleurs torrides.

Il va où on l'appelle, sans ménager sa peine,
Des déserts les plus chauds aux glaces sibériennes.
Mais malgré son courage, n'éteignit pas le feu,
Poussé à l'opposé par un vent malicieux.

Je veux devenir vent, dit notre travailleur !
Pouvoir choisir ma route, être l'inspirateur,
Ne pas me contenter d'aller où on m'emmène
Mais imposer aux autres, la voie qui sera mienne.

Il en sera ainsi, dit alors le génie.
Et le petit tailleur souffla dans le pays,
Devenant le zéphyr, tout doux et agréable,
Ou se faisant tempête, d'une fureur implacable.



De son nouveau pouvoir, il en use gaiement,
Jouant avec les choses et taquinant les gens.
Il pense que sa force n'a d'égale sur Terre,
Et déjà il se voit maître de l'Univers.

Mais il eut beau souffler, provoquer l'ouragan,
La montagne se dresse, imperturbablement.
Refusant de bouger, plier sous les rafales,
De celui qui était jusque là impérial.

Je veux être montagne dit notre travailleur !
Ne pas craindre le vent, ni le typhon hurleur,
Arrêter la lumière que le soleil rayonne,
Et de quelques nuages, me faire une couronne.

Il en sera ainsi, dit alors le génie !
Et le petit tailleur domina le pays,
Fier de sa robustesse et de sa résistance,
Il a enfin acquis une toute puissance.

Mais un tout petit bruit soudain se fait entendre,
On frappe la montagne, elle ne peut se défendre !
Un tout petit bonhomme, armé de ses outils,
Affronte le géant avec effronterie.
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Emmanuel G. · il y a
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