Le piano

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Un amoureuse des mots Qui avait peur de se jeter à l'eau J'aime la poésie mais surtout quand ça claque , quand ça cartonne, quand ça pétille Quand les poils s'hérissent devant ces mots et ... [+]

C'est dans cette chambre d'hotel qu'elle passait ses heures .Le regard figé dans le reflet de ses gouttes de sueur .
Ses doigts qui effleuraient les touches du piano , hésitation dans son élan, peur d'y perdre sa peau .
Du rouge encore frais étalé sur ses lèvres pour mieux épouser la chanson de ses rêves,
Une couronne de noir dense autour de ses yeux s'évadant dans la profondeur d'autres lieux
La mélodie débutait dans cet air poussiereux.
Et sur le canapé ,torse nu il la regardait encore . Des substances inconnues dans son crane déja mort.
La fumée du tabac avalée dans sa bouche brune et sur la main, un tatouage éclairé par la lune .
Les boutilles de vins vides signent sa perte infinie et ses chemises toutes trouées par le feu de sa folie.
L'homme joignait ses mains dans les siennes, sous sa mélodie.
Elle fermait les yeux , l'alcool dans sa tete et dans sa vie .
Et envahie de la chaleur de ce torse de pierre sans pudeur
Au rythme de l'haleine , dansaient les graines de ses fleurs.
Les sens de ses intimes passions se prenaient ainsi la main . Dans les veines, un incendie de glace jusqu'aux reins .
Et quand les poils de sa barbe frottaient la peau de son visage, Il effacait la terre , plus de temps, plus d'air, plus d'age.
L'espace se figeait dans un concert aux instruments corporels.
Elle était l'ange de la bete et lui, il lui regreffait les ailes, dans la finesse de ses mains, et de son intenable odeur de miel.
Et chaque nuit, dans cette pièce perdue parmis les autres , entre les dealers comme voisins et les flics derrière les portes ,
à eux deux,ils s'envolaient dans le nuage de leur propre drogue .
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