Les Statues Moqueuses

il y a
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Très heureux de faire partie de la communauté de Short edition. Tombé très jeune dans la marmite de la science-fiction et du fantastique. Au plaisir de vous lire  [+]

Dans un parc des poètes, où le ciel
D'un mauvais œil ajuste son lorgnon,
Sur une pelouse où l'herbe pleure de courroux,
C'est une belle brune fragile à l'ire mutine,
Chanceux, de petits gravillons se délectent sous ses pas et crissent de plaisir
sur le petit chemin du bas côté
Mais que fais- je là....?
Dans ce semblant de théâtre du néant...


Dans ce parc aux statues moqueuses et bavardes,
Cupidon a perdu son arc et ses flèches
Moi, mon latin, mes illusions,
Il n'a plus de bois et éteint déjà le feu,
les cendres d'un amour moribond.
Seul, ce banc sale et humide mène la conversation
à de rares pigeons et les épie derrière le store vénitien
Pour peu, il leur jetterait du pain et des graines


C'est Monsieur Le Vide qui côtoie jovialement Madame Le Rien,
ou bien l'évite...
dans une histoire sans paroles et sans tendresse


Où sont partis nos sentiments ?
Quel train ont -ils pris ?
Qu'est devenue notre relation ?
Vers quel pays est-elle partie ?
Que devient notre amour passé ?
Sur quel bateau ivre a-t-il navigué ?


Dans ce parc morose, où ne s'offre aucune rose,
une partie de ma vie s'en est allée en courant de guingois
Le temps s'est perdu, figé et a oublié

Jadis, oh oui,
Jadis, il y eut un parc ici, Chère Madame, Cher Monsieur,
Quelques statues crasseuses et moisies, vestiges du temps,
se souviennent en se grattant la tête,
Elles narrent quelques légendes enfouies et oubliées
écrites à l'encre sympathique 
à quelques passants hilares désintéressés
de ces quelques lazzi et quolibets
notre amour ne mourra donc jamais !
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Felix Culpa · il y a
Il existe un autre monde, celui des objets, des statues, des monuments, qui possèdent leurs propres codes et leurs propres langages.
Ils nous invitent, par leur présence, nous interrogent, nous attirent ou nous repoussent. Un magnifique poème, mystique et profond, qui fige le temps. Merci pour cette belle introspection que me permet la lecture de votre poème Victor.

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