Le Miroir

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Je croquais un dessin au fusain sur la toile
C'était un corps de femme, presque nu, juste un voile
Qui lui couvrait les hanches et cachait une épaule,
La rendant malicieuse et quelque peu frivole.

Je la peignais lascive, assise sur l'ottomane
Qu'aucun regard curieux extérieur ne profane.
Sur ses épaules fines reposaient quelques mèches
Encadrant joliment son visage revêche.

Ses yeux presque fermés et sa bouche entrouverte
Songeaient à maintenir cette pose experte.
Son bras sur l'accoudoir reposait détendu,
Sa main pointait gracile, un objet inconnu.

Apparaissait furtive, l'aréole d'un sein,
L'autre sein découvert se nichait dans sa main.
Ses jambes croisées très haut formaient un angle droit
Une cuisse était nue et sur l'autre, un bas!

Des bottines à talon allongeaient la cheville
Sur lesquelles s'enroulait, brodée, une mantille.
Le vent faisait voler le tissu trop léger
Qui virevoltait docile, suspendu à son pied.

Derrière elle, accroché, un tableau de Gauguin,
Un bouquet de lilas et un miroir ancien
Où l'on voyait assis sur un lit baldaquin,
Se refléter, un adolescent au fusain.

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