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Le Mendigot

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Emmitouflé dans ses guêtres
Il marche à la quête d’un kopec ou deux
Pour brûler son guosier sec

Les jours passent sans lui il est l’ombre
De son ombre
Les passants lui jettent une pièce
La plupart lui lancent des regards sombres
Il n’est qu’un parmi le nombre des immondes
Il se terre dans les interstices de la capitale
Fait d’immondices faits divers en tout genre
Ses haillons (habits) sales cachent l’homme probe qu’il fût
C’est abyssal de voir ce qu’il est devenu
Autrefois sociable il vit aujourd’hui reclus repu
Des faux semblants et de l’hypocrisie des gens
A la bonne tenue
Comme un vieux chêne sa tête est toute chenue
Il a perdu son côté ingénu
Le soir seul dans les rues.....

Il marche à la quête d’un kopec ou deux
Pour brûler son guosier sec et creux

Ses yeux sont vitreux injectés de sang
C’est le corollaire de l’alcool et des nuits blanches
A sauvegarder son triste pécule
J’ballade ma plume ou ma pellicule
Dans cette cour des miracles
Dissèque de squat en squat ce quart monde
A l’écart de notre mappemonde
Ostracisé mais libre car peu avisé
Derrière les vitres d’un bistrot
Ou la parole se fait rare
Presqu’autant qu’un guosier sec
Je le vois passer.....

Il marche en quête d’un Kopec ou deux
Pour brûler son guosier sec et creux

Ses pieds ont traînés sur tous les trottoirs
En quête d’un dortoir
Ses chaussures du moins c’qu’il en reste
Ont souffert pt ’être comme celles qu’y ont subit
Les marches funestes
Il marche lentement vers sa senescence
Pense qu’le monde file vers sa déliquescence
Versssatile et plein d’arrogance
Il acquièsce il est son meilleur ami
Dualité d’un solitaire dans cette terne vie
Vivre d’endoctrinement est il plus salutaire
Le type au comptoir sors son ordonnance
Un zest testamentaire
Doctement prescrite par son toubib
S’ensuit une litanie de médoc
A le rendre complètement toc toc
« Regardez ! l’charlot » tous s’en moque
Tic tac l’horloge avance
Mais le temps ne passe
Je reste figé dans ses pas qu’i l’traîne

Il marche en quête d’un Kopec ou deux
Pour brûler son guosier sec et creux

Le soleil s’endort derrière ce paysage Haussmannien
Encore une lune à affronter
Elle est aussi bleu que les veines de ceux
Qui n’ont pas eu de veine en cet hiver 54
Mais de vaines espérances
Quant à un duvet chaud je pense
Monté sur de larges pieux
Oh ! mon Dieu
Le jour se lève impassible
Impossible d’être aussi radieux
Sur ces corps engourdis
Recroquevillés et sans vie
Au loin une ombre passe
Emmitouflée dans ses guêtres

elle marche en quête d’un Kopec ou deux
pour brûler son guosier sec et rugueux....
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