Le cri

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Hommage à Edvard Munch

Il titube, frôle le garde fou
Affolé, il serre les tempes
Il divague, il délire, total flou
Il glisse sur la fatale pente.

Il va sur un pied, ne sait où poser l’autre
Rien ne bouge, sa bouche n’est que poussière
Que le vent lui balance, dans laquelle il se vautre
Qu’il recrache et qui revient lui brûler les paupières

On distingue deux ombres dans le lointain
Elles le laissent, l’abandonnent à son triste sort,
Ses yeux hagards sont des miroirs sans tain
Hallucination, orbites creuses, présage de mort.

Les couleurs oscillent comme un roulis
Les courbes verticales donnent le vertige
Le tableau tangue, réveil de la folie
Le néant le happe et l’angoisse le fige.

Il se bouche les oreilles, ne veut entendre son cri
Des langues de feu ondulent dans le ciel
La mer danse, se déhanche et l’étourdit
Dans sa gorge s’ancre un affreux goût de fiel.

Cœur au bord des lèvres, il tremble et se retient
Il se consume, la peur lui déchire le ventre
Il se dissout, il sait qu’il n’est déjà plus rien
Alors il ouvre son être pour que la folie entre.

Son âme a de la gîte et les vagues le saoulent
Plonger dans les eaux troubles et se laisser couler
Pour que tout soit fini, que le prenne la houle
Il s’abandonnera, il se laissera noyer.

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