Le bruit du Vent

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Je marchais lentement,
Les jambes douloureuses
Et tout en gravissant
La pente caillouteuse
Je sentis qu'un instant
Je tombais amoureuse
De la caresse du vent.

Je contemplais
Le paysage
Et j'écrivais
Une autre page
D'un geste distrait.

Je tournais sur moi-même
L'esprit si absorbé
Que les nuages blêmes
N'arrivaient à passer
Au travers des poèmes
Qui venaient me bercer
Au son de tes doux « je t'aime ».

Mais bien sûr je tombais
Car tout à une fin
Bien sûr, il le fallait,
Je m'accrochais en vain
Et toi, tu m'oubliais,
Tu as lâché ma main,
Dans ces pensées je sombrais.

Cela me fit réfléchir,
La vie, toutes ces promesses
Ces coups qui me font fléchir
Et ce destin qui me laisse,
La Terre tourne sans frémir
Suit l'orbite sans faiblesse
Laisse avec leurs souvenirs
Les victimes des âmes traîtresses.

Mais que ne puis-je à son exemple
Mener ma vie paisiblement ?
Et garder la Paix en mon temple
Le temps d'aimer tout simplement ?
Ma main, de son mouvement ample,
Avec bien sûr l'aide du vent
De l'image de mes exemples
Ôterait la poussière gris-blanc
Qui me fait mal quand je les contemple.

La vie ainsi continuait,
Des ombres tournaient vaillamment
Autour d'un cœur qui se taisait,
Ne souffrant qu'intérieurement,
Que pas un son ne trahissait,
Sanglotant silencieusement
Sachant qu'une larme qui coulait
Hélait avec empressement
Les obscurs démons qui tournoyaient.

Cela cesse.
Et je sens
La caresse...
Le bruit du Vent.
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