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Labyrinthe intérieur

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J’ai vécu quelque temps hors du temps,
Enfoui en moi-même comme dans une cage ;
Paralysé de la vie,
Pure mécanique à manger et dormir.
Les rêves eux-mêmes s’arrêtaient à la porte
Effrayés par ce brouillard opaque
D’où rien ne peut re sortir.
Seules quelques images s’y aventurent ;
Déformés, filtrés, ces flashs de la vie
Deviennent autant de mailles,
Solidaires de l’armure qui m’isole.
Tout est gris sans saveur ;
Cette mort n’est pas un tunnel qui se finit en lumière,
C’est un labyrinthe étroit, noir, sans issue.
Un jour, un instant, on ne sait pourquoi,
J’entends toquer à la porte ;
il y a un trou dans la prison,
Petit comme une tête d’épingle, invisible,
Que mon instinct a toujours cherché.
Je sais, je sens qu’il y a un monde dehors,
Que quelqu’un est là, me demande ce qu’il se passe
Que quelque chose m’attend aujourd’hui
Et ne sera plus là demain.
Il faut s’évader, creuser le trou dans l’armure
Cette pointe d’idée toujours cachée
Devient une obsession à casser les murailles.
L’heure de la sortie sonne
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