La voix du Temps

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Image de Été 2018
L'horloge rit dans le salon, sa pendule balançant des tics et des tacs de respirations saccadées.
Adieu, dit-elle joyeusement aux secondes égrenées, aux minutes égarées, aux heures gaspillées.
Et tant d'histoires s'effacent, c'est à t'en faire pleurer,
Et ces piqûres de taon que le temps en fuyant peut t'infliger.

Les traces d'un amour oublié, d'un simple bonheur ressassé ou d'une amitié effacée, elle en rit
L'horloge, de ces secondes tuées, de ces minutes assassinées, de ces heures trépassées.
La mort, l'oubli, comme des craintes si vite arrivées,
Te hantent avant de t'emporter dans des mesures bien calculées.

Avec une régularité de rotation céleste, la voici qui tourne, l'heure, et sans arrêt 
Elle ne se grippe jamais : pas d'erreur pour les secondes en minutes et les minutes en heures rapportées.
Face à l'horloge, c'est toi et toi seul qui es grippé,
Sans t'emporter tu vois tant d'instants qui tendent au temps décalculé...

Et j'ai peur, tu sais, aveuglée, de laisser les pages patiemment écrites de nos moments s'effacer
D'oublier les virgules puis des paragraphes entiers au fil des secondes, des minutes, des heures !
Je suis poursuivie par ces spectres et par mes vieilles peurs,
Son rire binaire les attise, bouscule mes rimes : l'horloge.

Elle est la voix du Roi, de l'Empereur, du Sacré.
La vie, le souvenir, tout s'incline devant le Maître :
Courbettes
Saluts 
Le spectacle continue
Avec d'autres acteurs

Les anciens ont disparu.

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