LA VIE PRESQUE TOUJOURS

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J'ai fait naufrage dans votre eau et je suis parti !
Maintenant je vis avec mon dernier amour
Dans un territoire extraterrestre où la langue de mes ennemis est parlée.
Là, je construis une chaîne de montagnes avec mes os !
Et je passe d'un visage à un autre !
En boitant d’un œil, sans écouter d’une oreille, sans une main :
Je ne comprends pas comment j'ai survécu à tant de tristesse verdâtre.
C'était peut-être grâce aux larmes refoulées.
Mon corps est fait de coupures, il contient la douleur des espaces rapiécés,
Et mes doigts pénètrent la viscosité de l'incertitude.
Mon rire ne se trompe pas, en démontant cette farce,
Mon espoir est le désespoir d'un désir,
En trouvant la promesse de ma liberté, il regarde les paupières fermées.
Je me souviens quand j'ai sucé les seins de ma mère mal nourrie, nageant dans le mirage de son amour !
En envahissant sa lune de fromage, et en rêvant de toucher ses mains saintes !
En craignant sa surprotection sautant d'un côté à l’autre !
Elle me dit ensuite : fais attention, car
L'enfer est parti !
Le bonheur reste caché
Les pauses ont disparu !
Et la vie s'en va presque toujours.
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