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La vagabonde

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David Berta

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Lorsque je l'ai rencontrée, une nuit de décembre,
Ses yeux, croisant les miens, m’avaient réduit en cendres.
Puis l'esprit, puis les mots, dans un sublime écrin,
Elle était l'absolu, j'ai même cru au destin.

J’aimais, par-dessus tout, la regarder dormir,
Sur son corps, pour seul drap, la blancheur scintillante
De la lune, témoin, de nos nuits enivrantes.
Contempler ce tableau, et dans l’instant mourir.

Le cœur a ses raisons, elle égarait la mienne,
Un vrai tour de passe-passe, artiste et magicienne.
Quel nom peut bien porter une telle illusion ?
Un amour, une idylle, ou bien une passion ?

Réveille-toi pauvre hère, c’est juste une aventure !
Cette femme porte en elle une trop grande blessure.
Tu n’es qu’un placebo, un remède transitoire,
Tu t’es juste attifé d'un indicible espoir.

Tu ne l'as pas mis seul, ce manteau ridicule,
Elle l'a cousu sur toi, souvent au crépuscule.
A coups de verbes et, à coup sûr, à coups de reins,
Assistante-couturière de ton look de pantin.

Quand même remercie-la, elle t'a donné tellement.
Après tout, qu'as-tu fait pour mériter autant ?
Tu l'aimes, oui d'accord, mais est-ce bien suffisant ?
Ses cicatrices n’ont cure de ton « gentil » onguent.

Jamais elle ne se perd, elle pose ses garde-fous,
Elle ne se laissera plus mettre "la corde au cou".
Elle rencontre, elle séduit, elle aime et puis, toujours,
Elle reprend son chemin, Vagabonde de l’amour.
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