La première fois…..

il y a
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Amoureux du langage des oiseaux, j'adore jouer avec les mots . J'ai édité en 2009 un recueil de poèmes aux Editions Baudelaire. (très grosse vente : 30 ex - ahahaha) depuis je suis riche  [+]

La première fois.....

C’était un jour de rentrée
C’était la fin de l’été
On retrouvait les copains
On rigolait d’un rien.
La première heure passée
Dans cette classe bondée
Çà y ait, je m’ennuyais
Vers la fenêtre, mon regard se tournait.
Là, soudain je la voyais
Brune et toute bronzée,
Elle semblait un peu paumée.
Pris d’un élan soudain,
Sur la fenêtre je posais ma main
D’une voix forte, je l’interpellais :
Que fais-tu ?
Tu es perdue ?
Surprise, elle me sourit,
Me parla de ses ennuis,
D’une parole, je l’invitais :
Rejoins notre classe
Il y a encore de la place !
La prof interloquée
Ne dit mot, suffoquée.
Elle vint s’asseoir à mes côtés,
Je tressaillais, émoustillé
Elle était belle
Je ne voyais qu’elle
Son regard noir me pénétrait
Au fond de moi, je tremblais.
J’avais peur qu’à tout instant
Me l’enlève, un surveillant,
Que plus jamais je ne la revoie,
Mon corps vibrait d’effroi.
Les cours terminés,
A grand mal, l’on s’est quitté,
Promesse d’enfant,
Demain, de se retrouver
De ne jamais s’oublier.
Toute la nuit, j’en ai rêvé
Le matin, l’embrasser
Tout contre moi, la serrer
Peut-être un jour
Lui faire l’amour
Avoir un bébé
Ensemble, l’élever.
Au réveil, son parfum
Je courus prendre mon train
Il me fallait la retrouver,
A tout prix lui dire que je l’aimais
Que jamais ne je la quitterais
Que toute la vie elle serait
Ma princesse, ma bien aimée.
A neuf heures, personne
La cloche sonne
C’est l’heure de rentrer en cours
Que fait mon amour ?
Où est-elle ?
Ah ! Ça y est la voilà,
Elle a fait du stop ou je ne sais quoi,
Je la regarde, s’avancer vers moi
Je serre son corps tout contre moi
C’est bon quand elle est dans mes bras.
La vie est repartie
Ensemble on est pour la Vie
C’est vrai, tout nous sourit
C’est vrai, un rien nous nourrit.
En cette fin de matinée
Chez elle, elle m’a invité
Des cours de maths je dois lui donner
Elle a, semble-t-il, quelques difficultés.
A sa mère, je suis présentée
Mon Dieu, comme elle est belle
Si sa fille devient comme elle...
Dans sa chambre, elle me fait entrer
A son bureau, l’on commence à travailler
Très sérieux, je tente de lui expliquer
Les méandres des probabilités.
Au bout de quelques minutes, elle m’arrête
Et me dit en secouant la tête :
Crois-tu vraiment que je t’ai fait venir
Pour me raconter de telles sornettes ?
En me prenant la main,
Elle s’approche doucement
Et me fait un câlin
De son autre main
Elle glisse entre mes jambes, lentement
Surpris, le souffle coupé
Mon cœur se met à battre, halluciné,
Je suis tétanisé, paralysé,
Je ne sais plus que faire,
Quel étrange mystère.
Ce moment, je l’ai tellement rêvé ?
Pourquoi suis-je bloqué ?
Pourquoi je ne peux plus bouger ?
Une seule partie de moi se dresse,
Flattée par ses langoureuses caresses.
Il faut me reprendre, que vas-t-elle penser ?
Dans un immense effort, je réussis
A relever la tête de son épaule
Je m’approche de ses lèvres rosées
Et y dépose un baiser.
Elle ouvre sa bouche
Nos langues se touchent
Et me voilà emporté
Par une lame de fond
A nouveau, je ne sais plus où je suis,
Je ferme les yeux, je suis dans la nuit
Ma tête tourne, mon corps tremble,
Le souffle coupé, très fort j’inspire,
Je me reprends, qu’est-ce que c’est bon !
Ragaillardi, je me saisis de sa bouche
Mes mains se promènent sur son corps
Ça y est, je crois que je m’en sors !
Que nenni, elle se lève
Et m’attire sur sa couette,
A côté d’elle, je me jette
De peur qu’elle me voit bête,
Avec cette bosse, derrière ma braguette.
Oh là là que va t- il m’arriver maintenant
J’ai très peur, je me remets à trembler,
Je tente de me rassurer
Après tout je ne suis pas le premier
A qui cela arrive
Mais rien n’y fait
Je suis en pleine dérive,
Si je pouvais je mettrais les voiles
J’irais me faire une toile.....
Mon amour en a décidé autrement
Elle commence à retirer ses vêtements
Je tente de l’aider maladroitement,
J’essaye de faire bien, comme un amant,
Elle me dit : laisses moi faire mon amour
Déshabilles toi à ton tour.
De nouveau je tremble
Le froid sans aucun doute
Surtout en plein mois d’août
Les saisons se ressemblent....
N’allant pas assez vite à son goût,
Elle m’arrache mes vêtements
Et je me retrouve nu comme un ver
Désemparé, la crinière à l’envers.
Elle s’approche lentement de moi,
Comme un félin sur sa proie,
M’entoure de ses jambes et de ses bras
Je sens alors sur mon torse
Ses seins tendus sous l’émoi,
Sa chaleur tout contre moi,
Là, en bas.......
Un léger mouvement de reins
Elle me fait entrer en elle,
Je ne suis plus rien,
Je perds tous mes moyens,
Mes pensées disparaissent dans le ciel
Je deviens arc en ciel
Je me transforme en elle....
Elle m’avait dit : pour toujours....
Elle avait raison ma dulcinée
Longtemps, j’en ai rêvé
Encore aujourd’hui, je continue à aimer
Les instants de ce premier amour
Elle avait raison, c’est pour toujours....
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Long John Loodmer · il y a
La toute première fois. Un beau souvenir que ce long poème nous fait partager.
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Tnomreg Germont · il y a
oui merci à vous
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Marie Quinio · il y a
Très beaux ces premiers émois !
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Tnomreg Germont · il y a
Beaux souvenirs en effet
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V. September · il y a
J'ai beaucoup aimé la sensualité dégagée par votre texte.
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Tnomreg Germont · il y a
Merci à vous
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Davina Cazalbou · il y a
Magnifique, j'aime beaucoup.
Cordialement

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Tnomreg Germont · il y a
Merci pour votre com

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