La course

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J'écris depuis l'âge de 13 ans, depuis je contemple des pages blanches  [+]

C'était un matin froid y'a déjà quelques années,
À une époque où tout le monde était fort occupé.

Galopant à travers les rues,
Sur mon vélo d'usurier disparu,
Je me rendais à l'ouvrage
Quand il apparu sur son nuage.

Frêle, petit, une dizaine d'années,
Son visage m'invitant à faire la compétition.
Moi, mains rouges, jambes de plomb
D'un hochement de tête ai accepté.

Nous primes d’assaut le boulevard,
Bousculant les encore rares passants
À la lueur des lampadaires faiblards.
Je ressens au coin de ma bouche un sourire naissant.

Je roule, il vole ; je peine, il s'envole.
Avec innocence il monte un imaginaire étalon,
De mon côté de colère je m'immole,
Oui, j'ai honte de porter ce tromblon.

C'est alors que la course est finie,
Nos routes se séparent,
Il va rejoindre sa mère qui a dut fermer son épicerie,
Moi, je ne suis qu'un infini connard.

Son regard m'attriste, il faut que je fume
Alors que je l'observe disparaître dans la brume
Avec dans ses yeux des petites lueurs
Bien assorties à l'étoile sur son cœur.

J'arrive à mon lieu de travail
Le Vel' d'Hiv se détache de la grisaille.
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