La Corde

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Il fut un temps où je servis:

"La lune, prolongeant son passage, illumine ma couche plus que de raison
Cette fervente lumière même qui n'a pourtant pas l'hardiesse
De se refléter dans le regard de mon détenteur.

D'une main peureuse, de haut en bas, de droite à gauche
Il me saisit finalement.

Mais quelle frêle prise ! Guère de tendresse dans cette caresse,
Ceci sans être un obstacle dans la tâche qui m'est allouée.

Tirée, étendue, éployée
Comme si une antique jeunesse m'avait embrassé
Il me fait prendre la forme de serpentins, de figures aiguës comme graves.
Il me fit faire maints tours sur moi-même
Pour finalement créer le bourgeon tant attendu

Je m'accroche et me raidit
Et d'un geste noble, il s'emprisonne de ma couronne
Pour ne plus jamais pouvoir abdiquer

Au paroxysme de tout l'amour que je puisse offrir,
Une écume d'un blanc pur vient me recouvrir
Des perles salées parcourent ma fibre
Mais quels beaux cadeaux !
Est-ce là la passion que je n'espérais plus ?

Alors d'une fougue maladive, je baise plus généreusement
Cette peau palpitante
Jusqu'à m'immiscer de tout mon effort dans cette dernière.

Comme à un bal, une majestueuse valse commence:
Plus il danse, plus je l'aime
Plus je l'aime, mieux il danse".

Mais d'une pitance pécheresse,
Mon étreinte se fit trop aimante
Quand je ne trouvai plus que Solitude comme seule amante
Et voici la fin de mon conte.
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