L’Art d’Achna, arthropode ou…

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J'ai 22 ans et la vie me semble éphémère, je cherche à faire de la poussière des grains de lumière que je sème au gré du temps. Comme vous le constaterez vous-mêmes, je m'abreuve de beaux ... [+]

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Araignée,
Nébuleuse mystique,
Spectre aux doigts de fer ;
Ses pas ne font pas de trace.
Du bout de ses pattes
Une voile se déploie,
Sans bruit ;
Ses mouvements sont lestes,
Inodores, incolores, indolores
Ce pourrait ne rien être
Et pourtant cela s’offre
A la vue
Des plus fins admirateurs ;
L’Ouvrage silencieux
De L’Arthropode.

Ce matin, le Ciel a paré
Sa toile
De notes
De rosée
Si bien qu’elle scintille
Telle une constellation
Nocturne de génies.
En reculant d’un pas
L’on peut voir
Plus amples encore,
Les gouttelettes
Se contempler,
Et dans les regards qu’elles s’envoient
Fusionner.
Elles se délectent
Un instant
Du spectacle,
Féerie des bois
Le jour.

Mais bien vite
Tombe la nuit,
Son voile opaque
D’incertitude
Les recouvrant.
Alors les yeux se referment
Et le Travail
S’interrompt
Promptement.
Les huit doigts habiles
Cessent de pianoter.
Alors le silence demeure
Le Silence,
Comme l’Absence,
Qui sont Mouvances
Et jamais ne meurent.

Parfois, l’insomnie
S’immisce en son sein
Alors l’étrange insecte
Qui n’en est un,
Dans son art,
Qui n’est que reflet
Et à ses heures sombres
Ne lui renvoie
Que son ombre,
S’engouffre.
Arachna, triste artiste
A ses heures perdues
Se retrouve
Au cœur de l’Infini,
Paradis perdu
Où les horloges
Sont suspendues.

D’autres fois encore,
La pluie vient menacer
Son puits, son nid,
Cocon matriciel doré
Et l’Arthropode,
-A force de les côtoyer-
Se sent un peu anthropoïde
Et face au vide
Du hasard
Se plait à voir
En tout un signe
Du « Ciel »...
L’araignée,
Sous des doigts de fée
Ne serait pas assez
Maternelle ?

Certes, elle aime
Mais mal
Ses doigts,
Ficelles
Ne se laissent
Contrôler
Car c'est elle
Qui veut tout tisser.

Alors elle-même elle mêle,
Entremêle,
D'arrache-pattes
Les filaments
Pour aller planter
Dans les écrins de rosée
Ses œufs, tels des perles sacrés
Du Firmament.
Elle tisse sans ciller
Et sous sa toile
Tend à se dévoiler
l'Intouchable Eternité
Qu’elle ne peut qu’approcher.
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