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Jalousie

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Arno

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Il n’avait jamais été jaloux avec elle
Peut-être avant avec une autre
Mais jamais avec Ginger
Elle ne l’avait jamais inquiété auparavant
Mais depuis qu’il était tombé sur ces quelques sextos
Un peu torride qu’elle avait échangé avec type
Peu importe le type
Il était devenu comme fou, fébrile, ses mains tremblaient,
Son visage se masquait par moment
Et il tournait en rond comme un lion en cage
Comme un hamster dans sa roue..
Pourtant, il ne s’était rien passé avec ce type
Rien
Il s’était une fois ou deux ou trois
On s’en fout
Puisqu’il ne s’était rien passé
Il le croyait et pourtant par moment
Le doute l’envahissait
Et la suspicion venait peu à peu
Lui ronger le cerveau
Il s’en était à peu prés sorti
Quand il était tombé sur d’autre sms
D’un autre type
Peu importe le type
Il était retombé encore plus bas
Ce type pourtant n’était qu’un copain
Mais il était troublé
La suspicion lui avait dévoré une partie
Des hémisphères gauche et droit
Lui qui hier était presque un sage
N’arrivait plus à analyser
N’arrivait à revenir en son centre
Pour s’en sortir
Il a fait appel à des marabouts, des gourous
Des voyantes presque aveugle
D’autre ne voyait pas plus loin
Que le bout de sa carte bleue..
Il était complétement déboussolé
La seule qui arrivait à le remettre dans l’axe
C’était sa femme Ginger
Mais il ne pouvait s’empêcher
De discuter pendant des heures
Sur ces 2 types
Il voulait parler et comprendre,
Qu’on lui explique
En long en large et en travers
A la fin il disait j’ai compris
N’en parlons plus
Et puis le lendemain
Il recommençait car un autres sms
Un message sur Facebook
Suffisait à rallumer
Le feu de la suspicion
Et il recommençait les mêmes questions
Ginger était fatiguée de toutes ces conversations
Lui aussi
Il aurait bien aimé
Mais il n’y arrivait pas
Il était désespéré
Le croyant jaloux
La douce et sexy Ginger
S’éloignait de lui, peu à peu
Mais il n’était pas jaloux
Il voulait que Ginger
Lui dise «  Je t’aime »
Mais c’était impossible
Elle ne pouvait lui dire cela
Car il lui sortait par les yeux
Il l’avait trop questionné
Trop traquée
Trop fliquée
Elle voulait respirer
Le parfum de la liberté
Rien d’autre
Et lui avait tout compris de travers
Comme d’habitude
Pourtant c’était un type intelligent
Conscient de ses erreurs
Mais un truc incroyable
Le pousse à toujours à la questionner
Sans cesse
Comme s’il cherchait
A franchir la limite
Le point de non retour
Tout le contraire
De ce qu’il désirait
Vraiment
Lui et Elle.
Assis dans la nuit
Sur la terrasse
Un soir tous les deux
Ils ne pouvaient plus parler
Ils s’étaient déjà tout dit
Dix fois, cent fois, mille fois..
Ils buvaient un mojito
En regardant les petites étoiles
Vibrer de clarté blanche
Dans la nuit noire
Ils sont restés un bon moment
Sans parler
Elle est partie prendre une bonne douche
Lui, il est resté seul
A fumer son cigare
Un peu plus tard
Elle lui a envoyé un sms
Si cela vous dit
La fille à la tête de bois
Vous attend pour un massage
Il a juste répondu :
Pourquoi pas
Cinq minutes après
Il lui pétrissait les fesses
Comme un boulanger son pétrin
Dans la lueur jaune orangée
D’une lampe de chevet
Un peu fatiguée
Au bout d’un moment
Elle l’a enjambé
Sans lui demander son avis
Il s’est laissé faire
Agréablement surpris
Après une chevauchée
Fantastique
Ils ont jouit tous les deux
Elle avant lui
Peu après
Ils sont restés étendus
L’un à côté de l’autre sans parler
Pour savourer leur plaisir
Qui infusait en eux
Comme un sachet de thé
C’est elle qui lui avait appris
A la fermer
Juste après l’amour
Pour éviter les lourds débriefs inutiles
Ils ont plané
Ensemble
Puis ils se sont endormis
Jusqu’au petit matin
Main dans la main
Plus personne ne parlait enfin
Jusqu’à ce que
Le jour se lève
Et que tout recommence.

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