14 lectures

1

Cette nuit je rêvasse encore une fois de plus
Dans les méandres épaisses de tous mes souvenirs nues
J’ai peur, je pleure, j’ai froid, dans ce labyrinthe fou
Qui me glace d’effroi, amour propre je bafoue

Je ressasse malgré moi ces souvenirs si pures
Ces moments d’amour vrai, de joies que je n’abjure
Cette parfaite osmose, des étreintes charnelles
Ces regards pénétrant qui à eux seuls recèlent

Tout un monde de délice, une divine passion
Un soleil qui réchauffe, une naïve abstraction
Mais si douce au réveil et si tendre en Morphée
Dans les bras de la douce contre moi enlacée


Pourquoi deux êtres qui s’aiment d’un amour éperdu
Ne peuvent-ils pas compter sur les joies du destin
Ce destin mystérieux, chahuté, corrompu
Par des routes barrées par la vie, cette ciguë
Pourquoi deux êtres qui s’aiment doivent alors se quitter
Quand les chemins sinueux s’en vont alors se fondre
Dans des limbes indécises qu’on croit alors rêver
On marche alors seul dans ces bois sombres sans ombre


Le jour n’a plus hélas la lumière de la vie
Et la nuit n’est qu’une suite a se mal infini
Une lente agonie dans la prison des songes
Et des larmes qui coulent et que plus rien n’éponge

J’avais cru en l’amour, cette belle rêverie
Mais hélas je doute qu’elle soit une eau de vie
Qui après les premières ivresses joyeuses
Se mue en un poison, destructrice et vicieuse

Si l’amour est une drogue, je ne prône l’abstinence
En aucun cas, même s’il fait l’effet d’une lance
Qui transperce notre corps d’une lame angélique
Qui une fois retirée nous laisse bien pathétique


Pourquoi deux êtres qui s’aiment d’un amour éperdu
Ne peuvent-ils pas compter sur les joies du destin
Ce destin mystérieux, chahuté, corrompu
Par des routes barrées par la vie, cette ciguë
Pourquoi deux êtres qui s’aiment doivent alors se quitter
Quand les chemins sinueux s’en vont alors se fondre
Dans des limbes indécises qu’on croit alors rêver
On marche alors seul dans ces bois sombres sans ombre


Peut être est-ce simplement un masochisme humain
Que de croire après tout en l’amour un refrain
Qui ne s'arrête jamais, rythmé par la musique
De nos pulsions sensuelle, nos pensées amnésiques

Peut être que le bonheur est plus fort que cette lance
Malgré toutes les rancœurs on veut croire en la danse
De ces deux êtres qui s’aiment et s’aimeront encore
Peut être même sans se voir, sans que se touche leurs corps

Ils danseront alors dans l’amour de la vie
Toujours perdu hélas, dans leur mélancolie
Mais cette mélancolie est peut un trésor
Pour ces deux êtres qui s’aiment et s’aimeront encore

1

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,