Il fallait le dire

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Déjà, je n'étais plus
qu'une histoire de plus à écrire.
Un point lointain parmi les ombres
dans la nuit scrupuleuse, vaniteuse.
Une voix terrassée par la beauté indigente, irrespectueuse.

Affaibli, athlète vertueux aphasique,
déjà au sol, recouvert de poussière.
Affamé, les poings liés.
Passager imprudent d'un ultime voyage,
en terre d'asile brulée par le feu d'une terrifiante erreur.
Assoiffé, vaincu, assiégé,
Les os rompus tels les silex d'un âge ancien.

Un champs de bataille hideux drapé d'une blanche houppelande de marbre
Ou se mirent les orateurs contrit dans leurs mâles déférences
Convaincus, brillants, survolant le désordre.
Ceux qui y rampent s'isolent
Restent immobiles
S'agitent, susurrant quelques maladresses.

La lumière inonde la richesse
L'or brille, efface le stupre et le lucre
Le front scintille des feux d'une outrancière débauche
Et pourtant, IL FALLAIT LE DIRE
Ce n'est pas toi notre vieux rêve, notre voeux profond
Tu n'est qu'un idéal bafoué

Mes yeux respire
Je tâche d'être ce soldat
Sans armure
Qui lutte contre l'effrayante paresse
Qui cherche à relever la tête
Vers ce ciel que l'on dit ténébreux
Qui reste notre seul allié

Je m'envole, j'etreins les silences d'une amertume
Me rassure sur l'état de mon âme
Tragedien sur la scène immense
d'un monde irradié.
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