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Derrière l'écran,
le monstre aux milles têtes masquées agite son cornet de dés pipés.

Tu sais, tu sais que si tu joues encore,
tu va terminer comme toujours,
roulé dans la farine,
tondu jusqu'au sang,
abusé en long, en large...

Le capitalisme n'est là que pour te plumer.

Se repaître sans fin de ton dur labeur.

Un siphon, ainsi font les grands, les puissants mettent des gants pour nous servir la même recette de réalisme politique. La crise pour toi, l'abondance pour eux.
Il était une fois, un drôle d’État, voué tout entier, à servir la puissante oligarchie.
Bien appliqué, à piller, toute une nation. Bien appliqué, à dépouiller, toute la population.
Bien appliqué, à avoir ta peau, si tu n'obéis pas, à la loi du plus fort.

Si tu ne prends pas partit pour leur camp, tu seras leur ennemi.

La résilience aux crochets de l'actualité est délicate.

Si tu gardes ton énergie pour de vrais projets, tu seras conspué.

Les réseaux sociaux servent la cause de leurs hérauts.

Si tu refuses de participer au carnaval, on te jettera l’opprobre, tu seras leur bouc émissaire.

La résistance au chantage est difficile.

Te prends pas la tête, à faire semblant de choisir, entre les tissus de mensonges,
à tenter de lever les voiles, sur le labyrinthe des illusions, du temple de la consommation.
Ce ne sont pas des programmes politiques, juste des publicités non contractuelles,
la société est gangrenée de la tête aux pieds.

Elle est morte ta belle patrie.

Tu ne peux plus la sauver.

Le monstre hybride qui la remplacé est une hydre zombie,
sans la moindre éthique,
sans la moindre émotion,
sans la moindre humanité,
développée dans les laboratoires des agences de com.

Tu ne l'entends pas, baver, en louchant sur ta pomme :
Cerveau, cerveau, il me faut du temps de cerveau...

Ce n'est pas elle qui va te sauver !

C'est une arme de destruction massive, de casse social,
dévouée à la politique de la terre brûlée,
et qui pratique l'acculture sur brûlis.

A terme, elle n'a d'autre fin, que de mettre fin à la vie sur terre.

Il faut payer les fruits mis en boite, il faut payer l'eau en bouteille,
il faudrait même payer l'air, si c'était possible.

Et si tu ne peux plus payer, elle te laissera crever,
comme les migrants des pays qu'elle a déjà ravagé.

Ne te berce pas d'illusion,
les élections, ne mènent à rien d'autre, que plus de profit pour les nantis,
rideaux de fumée, pour la moisson sanglante de l'oligarchie.

Il est temps de prendre le maquis, de cultiver nos singularités.
Il est temps de se préparer à la désobéissance civile.
Il est temps que chaque cellule refuse le cancer multinationaliste.

Il est temps de sonner la fin de la partie, des 1% qui jouent avec nos vies.

Album complet en téléchargement gratuit
https://archive.org/details/LA_SIXIEME_REPUBLIQUE_RETOUR_A_L_ANORMAL
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