Genèse

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Enfance passée dans un tombeau
Pendue aux cordes d'un piano
Une Panacée pour tous les maux
Ses seuls réconforts furent les mots

(récit d'une vie qui se bâtit sur le soucis d'une peur d'autrui, y a-t-il un espoir pour la pauvre malheureuse que voici ?)

Si sa vie est un conte sans morale, la jeune et calme enfant n'y voyait aucun mal
Enfermé en elle-même, se reposait l'oiseau
Celui qui soigne la peine et qui soigna Rimbaud

(Si je est un autre, qu'il m'épargne ses maux)

Mais la Peine est vilaine, une douce infamie
Elle lui rend visite comme une vieille amie
De nature insolente, elle n'aime pas l'ennuie
Elle la réveille la nuit pour de la compagnie

Ainsi - pensa l'âme frêle - je vais monter une scène
Moi et la Peine jouerons à perdre haleine
Elle me soufflera ses délicieuses tirades
Le public va m'aimer, j'atteindrai la Pléiade

(et longtemps elles jouèrent, récoltant les louanges d'une audience médisante, qui dédaignait les acteurs sans masques

Il est difficile de ne pas reconnaître la beauté du déguisement
Gare à elles s'il s'abîme
Les hyènes y veillent jusqu'aux cimes

Un jour, l'abîme)

L'oiseau se pris de rage
Épris de liberté, il parla à la belle
Il lui dit -mon enfant descend donc de ta scène, tu verras mieux la Peine
Regarde son visage
Tapis dans la fosse, elle n'était qu'un mirage
Tu oublias son joug, elle te pris pour otage
Cette séduisante marraine, minable badinage


Tu n'as pas besoin d'elle
Me murmura l'oiseau


Ouvres moi ta cage
Je t'emmènerais plus haut
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