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De la nature à l’homme,
De l’homme à la nature,
S’égalisent les sommes
Pour que de sa stature
Un Chacun s’émerveille
Tous aiment l’essentiel.

Jadis, un homme rêva,
Aux désirs de la nature,
L’amie inconnue ci-bas.
Son teint était de miel
Et l’or de sa chevelure,
Le lit des rayons de soleil

Pygmallion, le dit rêveur
S’enflamma d’une passion
Qu’aucune muse d’un sculpteur
N’invoqua comme émotion
Et par des gestes amoureux
Il inclina le merveilleux.
.
Sur un flanc de montagne,
Dans l’embrasure d’un arbre,
Ne manquant plus qu’une âme,
A jamais son amie se cabre.
Mais que peut épanouir
Un amour sans second sourire ?

Pygmallion, vers sa fanaison,
Façonna sa jeunesse face à l’amante,
De sorte que se partage une passion
Qui demeura, par les âges, stagnante.
L’embrasure d’une plante sœur,
Un maigre écart, d’un baiser le leurre.

Quand sa flamme s’éteignit,
La nature le remercia de son présent
Et dans sa statue son âme fut recueillie
Afin qu’à jamais en se contemplant
L’amour entre Pygmallion et Galatée
Inspire tous les artistes ensorcelés.
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