Galapagos

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En des temps très anciens
La vie aimait la vie.
C’est au précambrien,
Fin d’une longue nuit.

Terriens, imaginez
Que là, bien avant nous,
La nature accouchait
Dans l’eau et dans la boue.
Pour ses jeunes enfants,
Elle se paraît de tout.
Car au commencement,
Tout recherchait écho
Aux nouveaux éléments
Issus du grand chaos.

Dans ce champ d’infortune,
D’abord le minéral
Qui émerge des brumes.
Puis l’heure végétale
Dans un sublime instant
Engendre l’animal.
Chaleurs et tremblements,
Déluges et glaciations,
Intraitables amants
D’une âpre évolution.

Ces naufragés du temps
Méritent le respect
Et l’émerveillement.
Mais l’homme est ainsi fait :
Coupable de traîtrise,
Maître en cupidité,
Il viole, stigmatise,
Distille son poison lent
Dans les veines occises
De ses propres parents.

De l’origine des temps
Et au travers des âges,
Priez aux quatre vents,
Rendez enfin hommage
A ces vies éperdues
Au bout d’un long voyage,
Aux reptiles et tortues,
Si fragiles témoins
D’une époque révolue
Où le soir était craint.

Les Enfants de la Terre
Vivent notre agonie,
Non pas pour nous distraire
Mais sauver l’harmonie.
L’homme ne peut s’arrêter ?
Il en paiera le prix.
Sur l’Arche de Noé
Encore, il fait négoce,
Mais la mort s’est échouée
Sur les Galápagos.

On était presque rien
Et la vie a grandi
Dans ses cultes païens.
Début d’une autre nuit...
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