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Franges d'émoi

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A l’âtre de la nuit des bandes de flanelle
Brûlent des souvenirs dans des bouts de brouillard
Que le temps malgré lui de son pas de vieillard
Traîne sur le maquis où meurt Polichinelle.

Le vent virevoltant au cœur de sa prunelle
Cache des pièces d’or que le moindre pillard
Emporterait en vain à bord d’un corbillard
Si le jardin n’offrait qu’un peu de pimprenelle.

Les mots emmaillotés d’une couche de lin
Se posent lentement sur un fil de vélin.
Traversant le silence avec délicatesse.

Qui flâne au long du jour dans ces jardins de fleurs
Découvrira bientôt le secret des souffleurs
Tapis dans le trou noir d’une trappe à tristesse.

Francis Etienne Sicard Lundquist ©2018

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Saint Sorlin · il y a
Bravo Francis. Je ne me lasse pas de vos prouesses et de votre style.
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Virgo34 · il y a
Une émotion palpable et toujours de belles images.
Je vous invite "A l'horizon rouge" en finale du Prix lunaire. Merci.

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Elena Hristova · il y a
cela secoue bien dans le jardin de vos mots, cela virevolte, cela virevolte, cela virevolte
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Fred Panassac · il y a
La tristesse et ses frappantes allitérations, Polichinelle ne trahira cette fois pas son secret.
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Didier Poussin · il y a
Phrases de souffleur
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Flore · il y a
Il est superbe ce sonnet aussi, les fleurs et la trappe à tristesse. C'est superbe. Je suis admirative.
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