Summertime

il y a
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Je suis une personne rêveuse et romantique mais également passionnée par ce qui à trait à la société. J'espère que mes oeuvres en témoigneront :)

Un vent de chaleur parcourt ma nuque, mes tempes
Une lueur hallucinogène frétille dans mes yeux
Un brin de douceur dévore tout mon être, s'en empare et l'égare dans les cieux
Et le temps s'arrête, et m'étreint d'une joie infinie
Comme un après-midi de Dimanche, comme un secret qui se dévoile
Comme un moment propice à t'avouer mon amour presque innocent, encore.
Au creux de ton cou, je sens ton sang, liquide et puissant à la fois, battre dans tes veines
Tandis que mon cœur tambourine et s'affole
Les petites particules de lumières s'infiltrent sous les rideaux
Comme une promesse charmante et pudique que je suis en sécurité, ici même avec toi.
Dans cette pièce dont seuls nous connaissons les mystères
Une partie de moi émerge, silencieuse et passionnée, et je me découvre
Comme un enfant qui torture une poupée inerte, à la recherche d'une vie
Je ne sais plus qui je suis, suis-je moi-même avec toi ? Suis-je moi ?
Ce n'est qu'alors que je me surprends à me chercher dans ton regard
La courbe de tes yeux, la souplesse de tes cils, ton regard amoureux
Ce n'est qu'alors que je décèle l'espoir inaudible que tu es là pour me sauver
Comme un cadeau de noël qui m'attends bien au chaud sous le sapin
Mais me sauver de quoi ? De ma mélancolie, de mon père qui s'éloigne chaque jour un peu plus
D'une souffrance un peu trop difficile à taire, un peu trop lourde à garder.
Je frissonne à nouveau.
Ton parfum boisé flotte dans l'air et enclenche un mécanisme inconnu jusque-là
Je me sens toute chose, toute émoustillée, toute curieuse
Mon cœur compose une mélodie qui part en vrille, trop rapide, trop déchainée
Nos corps s'entrechoquent comme des castagnettes en coton
Nos rires, quant à eux, s'accordent pour former un rituel heureux. Le bonheur ?
Enlacée par tes bras, j'ai l'impression de devenir une femme mais de régresser en enfance.
Tes doigts laborieux parcourent mon dos et épousent mes courbes
On s'entraine mutuellement dans le jeu de la passion, mais notre passion est fiévreuse
Et mes lèvres s'accrochent désespérément aux tiennes
Tandis que mes mains se perdent dans tes cheveux ébènes.
Je suis à des années lumières du monde et pourtant ces moments passent comme une étoile filante
Et dans une dernière étreinte affectueuse, l'on se quitte doucement.
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