Entre les anges et les angoisses.

il y a
1 min
23
lectures
2

Et j'ose, des mots en vers, Autour d'un verre, faire de la prose. Des maux et des misères, Des voluptés et plein de choses. Poésie, prose, musique. www.jonathanperdrieau.com  [+]

Naples transpire du Vomero à son vieux port,
De fritures et de carbones et par tous les pores,
Et ce doux vacarme des enfants de Parthénope,
Me ravit lorsque je flâne d’échoppes en échoppes !

Et ce murmure qui vient couronner ce décor,
Qui lacère le temps et te propulse en dehors :
Les chants de Caruso savent caresser ton âme,
En suspension au-dessus du monde, tu te pâmes !

En bas, le jardin charrie des larmes.

De Damas à Jaffa, de l’Irak au Liban,
La chevauchée funèbre qui balise l’abîme,
Par l’épée, l’arc, la balance, la faux, par le sang,
Des cavaliers qui savent que leur heure est sublime.

Une fin de vague s’achève sur tes chevilles, serein.
Tu inhales une brise saline, doux souffle marin,
Le pantalon retroussé, les muscles renoncent,
La fin de vague repart et les talons s’enfoncent.

Et ce murmure qui vient couronner ce décor,
Qui lacère le temps et te propulse en dehors :
La marée clapote ici au passage du Gua.
En suspension au-dessus du monde, quelle joie !

En bas, le jardin charrie des larmes.

De Belgrade en Albanie et jusqu’en Crimée,
La chevauchée funèbre qui balise l’abîme,
Par le sang, l’arc, la balance, la faux, par l’épée
Des cavaliers qui savent que leur heure est sublime.

Le Vercors, la Chartreuse et Belledonne hâlées,
Le soleil sait si bien qu’elles sont si belles hâlées.
Quelle vue ! Les grillades crépitent, les glaçons aussi,
Et tu fonds de bonheur et les glaçons aussi.

Et ce murmure qui vient couronner ce décor,
Qui lacère le temps et te propulse en dehors :
Réunis en famille, le soir sur la terrasse,
En suspension au-dessus du monde, c’est une grâce !

De Paname à Nice, de Toulouse à Saint Dizier,
La chevauchée funèbre qui balise l’abîme,
Par le sang, l’arc, la balance, la faux, par l’épée
Des cavaliers qui savent que leur heure est sublime.

Au-dessus, le ciel charrie des feux.

Les créatures qui nous ressemblent, qui savent voler,
Se concertent et s’agitent, les ailes sont déployées,
Au banquet astral à la cour des anges divins,
Les aèdes ont leurs sitars, leurs âmes du chagrin,
Homère harmonise cette symphonie si funèbre,
Au banquet astral ou les anges pleurent nos ténèbres.
2

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,