Enfer de la dernière ère

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L'écriture est une liberté conditionnelle  [+]

J’ai été rattrapé,
encore une tentative d’évasion échouée,
ce foutu système se languit de mon calvaire,
il me rappelle à sa chimère.

Face contre le miroir, je constate l’étendue des dégâts,
j’ai laissé mon esprit aux mains de Dédale,
l’oligarque veut me remettre dans le droit chemin,
me soumettre à son illégitime intendance.

Je m’affale devant la télé qui s’agite,
lassitude, désespérance, haine et violence,
les hurlements sont sourds dans la foule,
les flammes ne brûlent plus le marbre.

J’enfile mon habit de bien-né,
se montrer discret pour ne pas se faire choper,
dilué dans la masse inerte,
j’avance pas à pas dans le tunnel jonché d’oubliés.

J’entends mon train arriver,
dans la douleur je m’engage dans la file,
les annonciateurs de l’apocalypse exultent,
spectacle jubilatoire des fugitifs exaltés.

Je suis le troupeau pour la traite quotidienne,
mon cerveau sur OFF, mes valeurs sous le paillasson,
l’Oeil m’attend, décidé de m’en faire baver,
essaie de m’arracher le peu de défiance qui me reste.

Je m’installe en cellule,
fais carpette devant quiconque donnera le sou,
exploite les petits en secouant l’utopique reconnaissance de leur mérite,
flatte les puissants d’une admiration hypocrite.

J’empoigne ma pioche,
retourne à la mine éventrée par les milliers de nuisibles,
je frappe fort et émiette ce qui reste d’humanité,
la nausée me rappelle la contre nature du labeur.

Je ressors la gerbe aux lèvres,
c’est l’heure d’échafauder un nouveau plan d’évasion,
cette fois-ci le maton n’y verra que du feu,
cette fois-ci je rejoins la troupe fugitive.

Mon cerveau sur ON, mes valeurs à l’âme,
je me positionne au coin d’une sombre ruelle,
guette le passeur, pièce à la main,
un signe de lumière, dernier appel.

Nous rampons sous les radars de l’Oeil asservissant,
embarquons dans une caisse en direction des terres anciennes,
épuisées de ressources et laissées pour mortes,
nous revenons à ces terres désertées en fugitifs lamentés.

Aucune chance que l’on me rattrape cette fois-ci,
allongé sur le sol stérile, je viens m’offrir à toi,
une dose suffit pour ne plus jamais revenir,
je referme enfin la porte sur cet enfer de la dernière ère.
 
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Volsi Maredda · il y a
"guète"... non non non... "guette". Facile à modifier quand c'est en libre. Chemin : mon compte, mes œuvres, publications libres/non cédées, modifier. Sauf si c'est une facétie, auquel cas, je me tais.
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Jim K · il y a
Merci beaucoup Volsi d'avoir relevé cette faute passée entre les filets. C'est corrigé !
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Volsi Maredda · il y a
Bah... dès que je peux être désagréable... :)
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Jim K · il y a
Ahahah ! non, là tu t’es rendu utile !
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Volsi Maredda · il y a
Pfff... trop nul !
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Abi Allano · il y a
Un texte d'écorché vif. Sombre et poignant.
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Jim K · il y a
Merci infiniment Abi :)
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Les Histoires de RAC · il y a
Sombre...
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Regine Fournon · il y a
Laisser l'enfer derrière la porte. mais vous...où êtes vous maintenant ?
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Jim K · il y a
Dans mon paradis :)
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Regine Fournon · il y a
Super et bienvenu au paradis

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