Emprise

il y a
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Depuis toujours tu as cru le connaître
À quel moment sa double face a su apparaître
Si fort si loin tu as pensé te rapprocher
Aujourd'hui tu te demandes ce qu'il cherchait

Il est venu, le temps de la douleur
À cause d'un bonheur qui n'est que leurre
De larmes comme acceptation d'une émotion
Que tu conserves pour éviter les séparations

Venu et passé pour une délivrance
Mais ce n'est qu'une apparence
Tu veux te reconstruire
Mais c'est ta destruction qui empire

Un jour tout craque, colère t'emporte
Tu ne comptes pas combien tu claques de portes
Et puis la solitude effroyable, incroyable
Comme s'il avait toujours été là, et toi misérable

Et puis la vie recommence, le temps passe
Son souvenir légèrement s'efface
Alors quoi, oublier ou compter les blessures
Disparaître ou regarder les fêlures ?

Tu observes tes émotions, tes ressentis
Tu les vois descendre, penses t'en être sorti
Un jour le cœur bat à nouveau, pour d'autres
Mais tu te jures de ne plus jamais être un apôtre

Le cœur qui bat, et tu savoures jusqu'à la peine
Nouvelle, alors c'est bon, plus rien ne freine
La nouvelle espérance, l'oubli, le détachement
Le bonheur en flagrance, tu jubiles gentiment

Mais les fêlures sont toujours là, là et vives
Cachées, silencieuses, comme craintives
Quand bien même elles existent, oui
Même parti il laisse ses marques, oui

À l'issue d'une introspection ardue
Tu verras combien d'amitiés tu as perdues
Comment, pourquoi, pourquoi ça ne revient pas
Parce que tu es brisé, parce que ça ne s'oublie pas

On te dira tes éléments de langage, mauvais discours
La peine chronophage, la colère qui prend de court
On te fuira, on t'ignorera, sans raison sans sommation
Et puis un autre jour tu auras des flots d'informations

Parce qu'il s'invitera dans les souvenirs
Il s'invitera même dans les songes d'avenir
Parfois au bord d'une fenêtre
Tu te demanderas où va ton être

Vaudrait-il mieux sauter, plonger
Que cette vie nouvelle, sans projets
Une vie aménagée loin des idéaux
Des objectifs, de ce que l'on trouvait beau

Mais garde l'espoir à portée de main
Dans le cœur, sois sûr que ça ira demain
Ça ira mieux, montagne d'émotions
Le bonheur, extrême en rotation

Ça ira, et un jour la tête en fête
Tu te diras qu'il est bon ce prophète
Qui dit, chaque matin se lève le soleil
Quel beau phénomène, quelle merveille

Tout ira, tout ira mieux, ils disent
Mais mes dégâts me méprisent
Quelle injustice, cette emprise
Mais tout ira, ira mieux, ils disent
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Brigitte Harre · il y a
Bonjour, joli poème ; on sent la douleur , le vécu d'une situation amoureuse.Texte bien écrit avec de la recherche : Bravo!

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