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Cycle impétueux

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Romain Boulanger

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Ô toi Amour,

Messager des sentiments

Tu nous tiens dès le premier jour

A l'abri dans le cœur et le sang

 

Oh, comment peux-tu nous faire subir

Ces tracas et ces illusions

La veille, nous n'étions que sourire

Défigurant ce visage de poupon

Pour par la suite ne devenir

Qu'un figurant qui se morfond

 

Toi Amour, je t'écris ces lignes

Qui au fond n'arriveront jamais

Tu n'existes que par les signes

Qu'on s'imagine contempler

 

Pourquoi, comment et dans quel but

Souffrance est ton ami

Espoir ton attribut

 

Tu es souvent si difficile

Et si complexe

Cette douleur indescriptible

Quand l'autre ne nous complète

 

A quand le renouveau

A quand ton retour

Montre nous ce que tu vaux

Que tu souffres à ton tour...

 

 

Hé, toi le Temps, 

 

Toi qui s'écoule comme la rivière

Intangible comme l'écho qui raisonne

Tu ne t'arrêtes pour la misère

De ces âmes que tu harponnes 

 

Sans cesser ni ralentir

Secondes après secondes

Tu traverses sans faiblir

Cette Terre inféconde

 

Et tu poursuis ta terrible route

A rien tu ne réponds

Personne tu n'écoutes

Jamais tu ne tournes en rond

 

Toujours plus loin dans ce silence

Tu représentes toutes ces absences

Qu'on briserait si l'on pouvait

Au moins espérer te rattraper

 

Mais comme les grains qui gisent au fond du sablier

Ta raison n'existe que pour avancer

Invention de l'esprit ou entité imparfaite

Quel est ton but, si ce n'est pour tous, la défaite...

 

 

Pour finir le chemin, quoi de mieux que toi ?

La Mort, la fin du chemin, l’écho du silence

Comme l'arrivée d'une course effrénée sur un parcours impossible

Tu sonnes le glas et le repos,

La paix et les sanglots.

 

Te permets tu des échanges ? Des compromis ?

Je ne te comprends pas mais j'espère que ce texte te parlera

J'espère vraiment.

Qu'il fasse raisonner en toi quelque chose de plus profond qui t’es propre.

 

Puisses-tu un jour trouver toi aussi une finalité dans cette tâche hasardeuse autant qu’ardue. 

Mais je suis conscient que ton action  est nécessaire, mais pourrais-tu parfois ralentir ?

Car la douleur que tu laisses en sillon derrière ton passage est si... terrifiante. Tellement de tristesse et de peine récoltés en moisson du cœur. Tu me diras, un certain soulagement parfois aussi.

 

J'aurais aimé pouvoir discuter avec toi, mais nous nous retrouverons bien assez tôt lorsque ta lente et inexorable route croisera mon petit sentier parsemé de joie, de doutes et de malheurs.

 

A toi la Mort, j'aurais voulu te voir verser toutes les larmes que j'ai eu, que tu ressentes cette terrible étreinte au plus profond de toi.

 

Que tu comprennes l’amour, et le manque de temps .. 

 

A bientôt ma Chère.

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