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Conscience n'est plus, Néant est roi

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Noire est la nuit
Dans laquelle la Mort fuit.
Slalomant
Entre les étoiles,
Elle laisse retomber son voile
Sur les deux amants.

Les corps emmêlés autrefois lumineux
Autant qu'un astre rouge sont froids
Comme les larmes qui perlent les yeux
De l'Amour.

Devant l'autel, jugés,
Ils l'avaient prédit.
Mais ils n'auraient jamais imaginé
Que tout se passerait ainsi :

Incommensurable était leur ivresse
Propre à l'Amour.
Elle était sa déesse,
Et chaque nuit leurs contours
Se dessinaient à la lueur d'une bougie
Et des ombres pareilles à des vautours
Jalousaient leur tendre alchimie.

Et détestables étaient leur caresses
Du point de vue de ces âmes solitaires.
Et impardonnable était leur maladresse
De jeunes enfants aux faibles critères.

Alors se sentant consternés
Par ce qui ne les concernait pas,
Les phobiques du jour allèrent trouver
La Mort qui ruminait dans l'au-delà.

Conscience n'est plus,
Néant est roi,
Annonça la traîtresse de mauvaise foi.
Alors la Vie contrainte de partir, s'y résolut.

Mais les ombres dans l'ignorance,
Avaient demandé le Néant.
L'Amour et la Vengeance
Savouraient en attendant patiemment.

Car si Conscience n'est plus
Et que Néant est roi,
Alors eux non plus
N'avaient plus aucun droit.

Et tandis que les amants
Avaient rejoint les étoiles,
Les autres tentaient vainement
D'échapper à un certain voile.
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