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Combien de larmes pour les âmes égarées.

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J'y allais pour prier, me recueillir
me voilà à le prier de se retenir
mais c'est plié on ne peut plus le tenir
et ma langue déliée simplement recueille ires

il prêche la vertu, la foi, l'abnégation
le partage, l'amour et puis le don
nous l'écoutons candide, béats d'admiration
persuadés de trouver ici la rédemption

nous expions nos fautes, demandons le pardon
nous visons chaque jour à l'amélioration
nous sommes si mignons, tous les petits lardons
chaque jour fortifions nos belles convictions

mais discrètement le soir
en tirant les rideaux
pour inviter le noir
à cacher ses défauts

il nous invite aussi à partager son corps
comme celui du Christ en un peu plus charnu
quelque peu effrayé car on découvre alors
que la parole de dieu désire nous mettre à nu

on peut toujours se plaindre, et même dénoncer
ils savent trop bien feindre, nous décontenancer
et dans leur dignité qui n'est qu'hypocrisie
retournent se draper, cacher leur âme moisie

ont-ils dérapé ? Personne ne veut le voir
le peuple est veule alors, ne veut pas décevoir
faire chuter les icônes qui donnent sens au néant
on fait chut à l'alcôve, en son sein des errants

la vérité éclate, ce n'est qu'une étincelle
qui ne se propage pas car ils tiennent les ficelles
embrouillent les esprits qu'avec des fables ils scellent
et leur font même croire à une mère pucelle

ces soi-disant bergers guidant les égarés
détruisent beaucoup de vie on en est effaré
puis on reprend la notre bien assez tarée
et plongent dans l'oubli les enfants abusés
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