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Toutes les belles d'âme méritent un chevalier.

Mais pour cette belle dame j'hésite entre les boucliers.


Devrais-je être comme Lancelot, l'angelot ?

Porter la lance et le blason au plus haut ?

Apprendre à rester de marbre face à l'arme de haste.

Et face aux dames me tenir digne et chaste ?


Ou serais-je le trop fringuant d'Artagnan ?

Fier garçon monnayant les dents contre les gnons ?

Dans les heures sombre, faire de toi une dame blanche.

Et ramener tes ferrets en un tour de manche.


Ou dois-je incarner le non moins morne Aragorn ?

Te vouant un amour dépassant le temps et les normes ?

Faire fi de la couronne pour venir te cajoler.

Puis défier le mauvais œil afin de te protéger ?


Ou comme Don Quichotte, jouer un jeu drôle ?

Opposer aux moulin-à-vents, mon moulin à paroles ?

Porter dans les châteaux de paille, ton nom ma Dulcinée ?

Compter sur ton étoile, pour dessiner ma destinée ?


Ou serais-je le Sir Cyrano ?

Tendrais tu l'oreille, le temps que montent mes mots ?

Même si je dois feindre derrière un bellâtre ?

Pour ensuite border de mon panache tout ton bel être ?


Mais je porterai l'arme du poète pas celle du guerrier.

Je ne ferai saigner personne d'autre que l'encrier.

Les frusques du conteur seront une meilleure armure.

Avec laquelle je réduirai l'appel de mort à un murmure.


Je resterai un rimant plus errant qu’esthète

Car tu as fait de moi un cavalier sans tête.
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Ludmila Constant · il y a
:-))
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