CHARMEUR

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J'aime écrire en prose et en vers. J'ai un vrai culte pour les mots rares qui m'obligent à m'enrichir en me ruant sur le dictionnaire; Je n'ai pas peur des textes osés qui me révèlent plus qu'il  [+]

J'aime de t'accueillir en caressant ta joue,
en laissant mes baisers déraper sur ton cou,
flirter avec le coin épanoui de ta bouche,
pendant que de mes mains, en remontant ton col,
je pelote discrètement ton oreille et ta nuque,
tandis que ma poitrine s'approche de tes seins.

Je me rappelle qu'un jour gavée de ce régime,
tu as pris dans ta main, dans cette obscurité,
l'intérieur de ma cuisse, que tu as pelotée.
Après quelques baisers, quelques douces caresses,
soudain tu t'es levée pour m'entraîner ailleurs
et finir dans un lit cette nouvelle ivresse.

Ainsi pendant des mois et pendant des années,
j'ai fait vibrer ton corps et satisfait le mien
presque furtivement, dans mille et une couches,
qui frémissent encore des cris de nos deux bouches,
ravies de cet amour, comblées de cette tendresse,
dont le premier contact annonçait la promesse.

J'ai joui, quand mon sexe introduit dans le tien,
comme dedans celui d'une éternelle vierge
qui jamais n'accoucha. Étranglé par ta vulve,
il s'est senti fraction de ton corps tant aimé.
J'ai chéri les moments ou je pouvais sans crainte
peloter à mon aise tes jolis seins tous ronds..

Et j'ai beaucoup aimé caresser de mes doigts
ton derrière androgyne, le sillon de tes fesses ,
me glisser dans ton cul aussi profondément
que tu voulais permettre, qui te faisait plaisir ;
comme, peureusement, tu m'y autorisais
alors que tu craignais d'être sodomisée.

De ta langue agitée, j'ai senti la caresse
légère et sans envie de pénétrer vraiment
l'intimité d'un corps qui pourtant aimait tant
être aussi exploré, car chez lui Aphrodite
comme le bel Hermès avait su faire son gîte.
Quel aveu étonnant et loin de ton soupçon !

J'ai mille fois adoré, en un baiser fougueux,
de saisir en ma bouche le bourrelet de tes lèvres,
le téton de tes seins, ton discret clitoris.
J'ai aussi trouvé bons quelques moments de grâce
où ta bouche accueillante entourait de tes lèvres
mon phallus érigé, à demi excité.

Sans doute la passion a-t-elle quitté nos tètes
et le désir nos corps ; mais est-ce une raison
pour que rien ne se passe, comme jadis ces envies,
bien des fois suscitées par ce curieux baiser ?
Car je rêverais encore que cet instant unique
se renouvelle tantôt autant qu'il te plaira !
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