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Cercle Final - Divine Comédie

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ManonPalmer

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Dans le froid et dans le sombre fond des Enfers,
Je suivis mon guide, Virgile, le poète
Qui m’emmena au neuvième cercle, fond de la Terre,
Chez ceux qui sont traîtres : qui mentent, et qui le fêtent.

Un lac gelé d’abord se présenta à moi
Et je ne vis rien qui ressembla à la mort
Puis je penchai ma tête et vis des anges froids
Violacés par la glace et le vent des Aurores.

Ce dernier souffla bien plus fort que l’Aquilon
Et fut plus terne que le Meltem en été
Si bien que le sang et les pleurs, qui, de leurs fronts
Gelèrent, ne purent jamais se rencontrer.

Je marchai parmi les purs fantômes immobiles
Et cherchai l’imposant maître de ceux et celles
Dont le froid, le vent et la faute figea les cils
Et rendit leurs yeux clairs et meurtris bleu mortel,

Quand j’entendis le son pur d’une âme en détresse
Qui se repentit d’avoir trahi son passé
Et voyait maintenant ses cheveux pris en liesse
Avec une masse impure de corps enlacés.

Mais à ces mots qu’aucune oreille n’entendit
Car leurs membres gelés tombèrent sur la glace,
Aucune des bouches cousues ne défendit
La fatalité à laquelle ils furent face.

A ce silence mon guide me révéla
L’existence d’un diable poilu des Enfers
Qui dans le neuvième cercle veillait plus bas
Au point où le Ciel se retourne de la Terre.
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