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Cèdres du Liban

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Reunan

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Trois arbres connaissent ma vie
Par ma contemplation à l'envie
J'eus la tendresse de les aimer
De la fenêtre de ma cuisine
De la lucarne de ma chambre

Trois cèdres du Liban qui connaissent sûrement toujours mon âme
Qui résistaient vaillants à la pluie battante qui lessivait mes pensées
Qui absorbaient ce crachin collant qui ancrait mes idées noires
Qui souffraient à la sécheresse supposée de mes amours

Les nuages au-dessus donnaient toujours le ton
Mes cèdres sombres m'enténébraient
Le soleil en eux faisait chanter les oiseaux de mon âme
L'orage me faisait craindre la foudre des idées noires

Retour dans la maison natale

Les fenêtres s'ouvrent en une pluie d'écailles de peinture
Les volets grincent et laissent vivre la lumière
Les cèdres n'ont pas oublié ma figure
Leurs grincements dans le vent me parlent

Je n'ai pas fui assurément
Je n'ai pas cherché d'autres arbres
Loin s'en faut
Je recherche le parfum de la terre qui nourrit
Mes trois cèdres du Liban.
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Image de Lélie de Lancey
Lélie de Lancey · il y a
Trois cèdres, immuables et fidèles, même après le temps passé, même quand "les fenêtres s'ouvrent en une pluie d'écailles de peinture"....
Un coup de cœur pour cette image riche et très poétique. Bravo :)

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Image de RAC
RAC · il y a
Merci pour ce petit voyage...
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