Caresse

il y a
1 min
16
lectures
1

Je ne t’ai pas cru, tu l’as prononcé dans l’exténuation de ton souffle, comme un soupir entre deux silences, sur tes lèvres abricot. Je doutais d’avoir compris l’importance de cette imperceptible caresse vocale sur mon étonnement bleu.
Répondre aurait perturbé la quiétude de cet instant où je n’entendais plus que le glissement de l’encensoir dans les odeurs sacrées. La liturgie de la situation réclamait un silence recueilli propice à
l’épiphanie des sentiments délicats de la chair exquise de ces mots éclos dans la rosée de notre rencontre.
N’espérons pas l’avenir d’une rose dont le
parfum se diluera dans le pétale de l’ennui.

1
1

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,