Camille au masculin

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"Ce qui ne tue pas rend plus fort." C'est ce qu'il me plaît de penser ⤴  [+]

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Rires fougeux, éclats fleurissants,
Hugo et moi au commencement.
Moeurs légères chaque dimanche,
Oû s'élevait un mélio-mélange,
De nos voix et cris entremêlés,
De nos époumonements joués,
De ma joie bien trop retentissante,
Mais de sa gaieté rafraîchissante.

Chaque jour je priais ardemment,
Pour avoir un lendemain vivant,
Au côté de celui qui m'anime.
Pour une fois que l'amour s'exprime.

Seulement c'était sans trop compter,
L'arrivée d'une avalanche glaçante,
La belle Juliette, diable incarné,
Que m'a sorti, la bouche brillante,
Hugo, un dimanche ďété.

Gelant, écorchant, tuant ma flamme,
Celle installée depuis des années,
Au fin fond de mon impuissante âme.
Celle qui cherchait, remplie d'horreur,
Un signe d'amour chez l'être aimé,
S'est pris une flaque d'eau gelée,
En plein coeur.

J'avais fermé les yeux tout ce temps,
Espérant secrèt'ment un miracle :
Pas de Juliette, ni aucunes filles,
Mais simplement Hugo et Camille.

Au lieu de ça, mes dimanches de joie,
Sont devenus d'heureux souvenirs,
Remplacés par d'inlassables tirs,
Solitaires, abandonnant la foi.

Hugo choisissant bisous au sucre,
A nos rires dans l'herbe rouillée,
A ma gaieté, ma sincérité,
Mon authentique virilité...

Et à chaque nouvelle rencontre,
Hugo ne me cachait pas sa joie,
Me provoquant une malencontre,
Auquel je n'avais pas eu le choix.

Dans l'eau profonde qu'est notre vie,
S'éloignaient seconde après seconde,
Nos deux corps pourtant en alchimie.
Ma haine s'en prend aux mauvaises ondes,
Qui, au fil des ans,
M'ont mis à contre courant.
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