Averse

il y a
1 min
377
lectures
41
Qualifié
Une averse de mots que l’on attendait plus !
Quelques lettres éparses, d’abord, ici et là
Se sont posées timides, discrètes, sans éclat
Sur une feuille blanche qui se croyait perdue.

Le ciel était livide de n’avoir plus souri.
La terre était aride de ne jamais pleurer.
Les larmes étaient absentes, les rires oubliés.
Ni chaleur ni tempête ; ne restait que l’ennui.

Je croyais que la vie était un chemin plat.
Je n’avais d’horizon qu’une ombre sans relief.
Oui, j’avais oublié que dès le moindre émoi
La passion, impatiente, investirait mon fief.

Quelques gouttes rougeâtres, qui n’étaient pas de sang,
Ont taché, insouciantes, mon cahier oublié.
L’encre s’est faite phrase, des syllabes ont glissé
De mon âme désormais offerte à tous les vents.

Un éclair a piqué mes yeux alors éteints
Ma route s’est perdue dans d’autres paysages
Mes pensées ont cherché des étoiles moins sages
Mon cœur a déserté les sinistres refrains.

Le nuage a percé déversant tous ses mots.
Sur la terre, dans le ciel apparurent à nouveau
Des roses rayonnantes, un soleil haletant
Une perle salée m’a dit : tu es vivant.
41

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !