Aux étoiles

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Le jour qui se consume aux flammes du couchant

Est chaque fois semblable au bouquet d'un serment

Dont la senteur s'échappe en un coeur amoureux

Parfumer son espoir jusqu'au prochain aveu.



C'est quand le drapé roi du bleuté de la nuit

Eparpille en sa soie les grains de sa folie

Que l'âme perd la clef des harmonies sacrées

En se cachant soudain pour mieux se retrouver.



Petits points solitaires et qui brillez dans l'ombre

Pauvres âmes esseulées et qui parfois s'effondrent

Petits scintillements de larmes abandonnées

Prières éphémères toujours ressuscitées



Quel étang ne saurait se baigner de vos pleurs ?

Quel jardin ne voudrait accueillir vos pâleurs ?

Quel miroir n'aimerait refléter vos appels ?

Quel amour n'oserait vous espérer des ailes ?



Car enfin je le sais, vous aimez le soleil !



Et pareilles à des muses envolées de la paix

Lorsque revient le soir et que le roi se tait

Vos chagrins se confondent en un enchantement

Chacune à sa musique et toutes au firmament



Car vous savez jolies que ce seigneur alors

En quittant cet espace où vous luisez son or

Lève les yeux vers vous illuminer vos vies

Et filer en vos doigts la harpe d'une nuit.



C'est ma vision des choses et j'oublie l'essentiel,

Que jamais le soleil ne voyage en ce ciel

Mais que partout autour chacun va son violon

La terre et les étoiles en un long tourbillon



Mais qu'importe après tout si je me suis trompée

Je sentais dans mon coeur une étoile apeurée

Par cette toile d'ombre étirée sur l'azur

Comme une ancienne offense au Dieu de l'aventure



L'aube viendra bientôt chasser cette veillée

Et glisser doucement les couleurs espérées

Puis enfin je le sais

Le jour sera levé.
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