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Aurore

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Lucas Pontoizeau

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À mes astres perdus, à mes malheureux mots.
À ce sort inconvenant me tirant mes maux.
Toi qui luit dans la nuit, que je regarde encore,
Alors qu’à demi-mot j’abjure tous tes torts,
La blanche et pâle main d’un linceul en lambeaux
Vient s’emparer ton âme au grès de mille corps.

À l’aube éphéméride d’un jaune ocre et or,
Le vide supplicié s’en va maudire Aurore.
La flamme d’Avalon s’étend d’un nouveau souffle
Et, souffrant de remords, l’âme en peine s’essouffle.
Aux torrents d’infortune s’échappe ton corps
Qui, dans les flots du temps, d’aucune peine souffre.

Le las des temps jadis qui ne cessent d’hurler
À mes frêles tympans, qui vient s’époumoner
À l’indécence même des sens en éveil,
Au rythme de mon cœur pulsant à mon oreille.
Je crie, j’enrage et gueule et rage et fulmine et
Aboie et m’égosille et pleure à mon réveil.

L’incendie des lilas, la noyade des prés,
Le jardin botanique qui prend la fumée,
Les ruines rougeâtres et les cendres enfouis,
Tout cela n’est que plume sur page jaunie.
Ou bien les braises vives témoignent des faits.
La rose fanée luit d’un rouge sang blanchi.
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