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Petit gamin qui tourne en rond autour d’un arbre.
Il joue avec son chien dans une cour intérieure mal éclairée et encerclée par des hauts bâtiments.
Il jouit d’un certain confort d’insouciance mais sait-il ce qu’il deviendra ?

Partir très vite, très loin,
Eviter d' être comme tout le monde coincé dans une vie autoclave.

Aujourd’hui c’est le printemps.
Le soleil est sur moi, pas dedans.
J’ai mal. En moi le froid glace mes yeux. Ils pleurent.

Le p’tit bonhomme a grandi.
Le chien fait partie de l’arbre maintenant et le béton les a englouti.
Je me projette parfois dans la vision d’un repos sans réveil.

C’est printemps, mon hiver dur toujours.

C’est printemps,
la première fleur est rouge sang.

Il serait temps de se réconcilier avec le passé, fabriquer un avenir heureux.
Je joue du pendule intérieur, vais-je oui ou non ?
Le pendule oscille. Ne vais-je pas ? ce sera mieux ?
Une convention mentale s’impose et faire le vide.
A gauche c’est oui, à droite c’est non.

Telle la prairie à l’oublie livrée,
Grandie et fleurie d’encens et d’ivraie,
Au bourdon farouche des sales mouches.

Mon mouvement intérieur est prisonnier de ses instants figés.
Entre envie de partir vite et loin ou rester sur sa faim en dualité avec mon corps défendu.
Je m’enivre du désir morbide de la tourbe fumante qui recouvre les corps.

Comme une horloge détraquée mon esprit déraille.
Menant des combats illusoires C'est un champ de bataille.
Vainqueur ou pas de mon moi.
Les oui et les non s’affrontent comme sur un échiquier sur lequel le Roi et la Reine ne sont qu’une même pièce.
Lequel des deux finira à genoux. Pile ou face?
Face! Écrasée sur le sol,
d’un avenir tapissé ou non de pointes acérées sur lesquelles on risquera de se déchirer.

Encore une fois, les vagues écumantes de mélancolie, se disloquent sur des récifs de désespoir.
Entre deux nuages une percée radieuse rend a l'humain ce qu'il semble avoir perdu.
L’esprit se détache du corps, un corps qui se livre a tout pour survivre.

Madame Bonaventure dis-moi oui ou non. Je ne suis pas perdue?
Dialogue avec toi-même me dit-elle, il n’y pas de réponses sans questions. Plutôt que vouloir soulever des montagnes le contournement est préférable.

L’esprit est fragile, il tangue, s’enfuit à toutes jambes et laisse derrière elle son existence comme un tas de fumier. Pourtant n’oublie pas l'enfant qui danse autour de son arbre. Il à vieilli mais n’a pas grandi.

Comme une vieille pute nourrie à l’immondice il exhibe ses artifices.
Il a vendu son âme a un baron trompeur plein de promesses.

Part très vite, très loin.
Là-bas dans le silence sombre des repentirs et du reconstruire.

Sur les sentes de la mémoire, comme un tronc gravé,
le temps a gardé la trace d’un vécu au long parcours,
tantôt démoli du passé et reconstruit au présent.
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