Arrivederci !

il y a
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Conducteur de tramway à La Haye, (Pays-Bas), et poète à mes heures perdues, je raconte la vie telle que je la vois, ni plus belle ni plus moche, mais certainement plus harmonieuse. J'aime la rime  [+]

Qui sont-ils à prétendre aimer la poésie ?
Quand ils ne cherchent rien que la prospérité,
Quand les mots de satin ne les font pas rêver,
Quand la gloire et l'argent déteignent sur leur vie ;

Ce dont ils ont besoin c'est d'être respectés,
Que leur nom soit flambant, leurs poches bien remplies,
Qu'ils soient plus importants que les plus beaux récits
Qu'un poète un matin pourait imaginer ;

Et c'est donnant donnant qu'ils distribuent des prix,
Dans des concours malins qui n'ont d'autre intérêt
Que d'avancer plus loin vers la célébrité,
Se servant des plus grands pour être moins petits ;

Mais qui sont-ils enfin à vouloir nous juger !
Quand, faute de talent, ils n'ont jamais écrit
Trois mots compromettants... ni trois de poésie,
Et qu’ils n'ont dans les mains ni passion ni beauté ;

J'ai payé pour apprendre, un jour en Italie,
D'avoir fait le chemin pour devoir écouter
De pauvres Italiens qui parlaient mal français,
Et des heureux gagnants vraiment trop bien choisis ;

D'ailleurs quelques crétins, la mine éberluée,
Applaudissaient gaiement leurs textes indécis,
Auxquels, assurément, ils n'avaient rien compris,
Et j'en voyais certains qui déjà s'endormaient;

Alors le soir tombant, déçu, le cœur meurtri,
Jurant par tous les saints de n'être plus jamais
Le pitre, le pantin, de quelque comité,
Je remerciais Milan d'un arrivederci !
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Un petit mot pour l'auteur ? 21 commentaires

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Michel Armand Demai  Commentaire de l'auteur · il y a
Ce poème a une histoire et je vais vous la raconter... J'avais participé à un concours de poésie via internet. Le prix Léopold Sédar Senghor de l'association Africa Solidarietá. Association sénégalaise qui avec son siège à Milan, représentait non seulement le Sénégal mais aussi la langue française. Le concours avait deux thèmes, la discrimination et l'environnement, avec une section italienne et une française. Je fis donc deux beaux poèmes pour l'occasion et les envoyai par mail. Quelques semaines plus tard, un courriel m'apprit que mon texte sur l'environnement était qualifié et faisait même partie des 5 finalistes. Houra ! C'était un sonnet de style néoclassique, comme je savais si bien les faire, qui parlait des oiseaux pris dans la marée noire et de la pollution en général. Je l'aimais bien et le connaissais déjà par cœur. "Notre monde à nous" l'avais-je intitulé. La remise des prix serait à Milan, le 14 décembre 2019. C'était bien joli tout ça mais il fallait y aller, à Milan ! et ce n'était pas gratuit ! L'avion, aller-retour, l'hôtel, car je devrais passer la nuit, le restau, car il fallait bien bouffer. De plus, j'avais rencontré récemment cette femme bulgare, merveilleusement belle et sensuelle, et nous n'avions pas beaucoup d'argent. Nous étions désespérément à la recherche d'un appartement à louer pour nous installer ensemble. Bref, nous ne roulions pas sur l'or. La bonne nouvelle c'était que dans chaque catégorie, le premier des 5 finalistes gagnerait €500. Éventuellement, je pourrais rentrer dans mes frais, mais honnêtement, je ne faisais pas ça pour le fric. Des concours, j'en avais déjà fait, et même gagné, et je savais comme l'ambiance était sympa. J'aurais volé mille kilomètres simplement pour aller réciter mon poème devant une assemblée. Après une courte discussion avec ma copine, nous prîmes la décision d'y aller.
Arrivés vers midi, il nous fallut attendre le soir 17.00 heures, le temps de poser nos sacs à l'hôtel et d'aller visiter un peu le coin. Nous étions à 20 minutes environ du centre ville.
Finalement, le moment venu, nous nous retrouvâmes assis sur une chaise en bois au milieu d'une quinzaine de personnes. La remise des prix allait commencer... Un mec apparut sur la scène avec un micro dans les mains, un sénégalais qui se présenta comme le président de l'association Africa Solidarietá. Il nous rabattit les oreilles pendant une bonne demi-heure sur l'importance de l'association, sur le soutien qu'il avait su trouver à droite et à gauche, notamment celui de l'ONU, et ses aspirations profondes à devenir plus grand et plus célèbre. À l'entendre, c'était lui le poète et c'était lui qui allait remporter le prix. À sa gauche une longue table à laquelle 5 personnes étaient assises et qui representaient le jury. Des 5 finalistes de la première catégorie, la discrimination, il n'y en avait qu'un, qui venait directement du Congo pour l'occasion, où il faisait partie du gouvernement. Un homme très bien en vérité, habillé d'un costume bien taillé, et qui prit le micro pour assurer qu'il ferait son possible pour promouvoir l'association au Congo. Un petit peu de pommade par ci, un petit peu de piston par là, et le tour serait joué. Bon, bien... Si je comprenais, Monsieur était l'heureux gagnant, et puisque les 4 autres n'étaient pas venus, il pouvait lire son poème directement. Avant cela poignée de main chaleureuse avec le président du comité, et regards éloquents qui voulaient dire : "Je vous ai fait gagné 500 balles, je compte sur vous pour nous faire de la pub au Congo !" et "Pas de problème, c'est comme si c'était fait !" Puis le gars enfila ses lunettes et commença à nous lire son texte d'une voix bien timbrée. Ce type avait l'habitude de faire des discours, c'était certain, et ce qu'il nous faisait maintenant n'était rien d'autre que ça, un long discours sur l'utilité du gouvernement congolais, qui respectait les droits de l'homme, et très prochainement ceux de la femme. Gouvernement qui aimait ses enfants et qui implorait le reste du monde de les aider, car ils avaient faim, et ils avaient froid et patati et patata. Je m'attendais à tout moment l'entendre énumérer un numéro de compte en banque où nous pourrions faire nos donations mais il n'alla pas jusque là. J'avais beaucoup de mal à suivre car il parlait vite et le texte était long. On se demandait comment il avait pu gagner le premier prix avec un truc comme ça... D'après moi, il avait recopié un article du journal local, mais bon, je n'allais pas non plus l'accuser de plagiat, et me mettre le gouvernement à dos, (surtout que j'allais peut-être gagner moi-même). Non, je n'allais rien dire du tout, mais attendre mon tour sagement en compagnie de ma ravissante copine. Trois applaudissements et demi nous firent savoir qu'il avait terminé son "poème" et il reprit sa place dans le coin complètement à droite, à moitié caché par une grande plante verte posée derrière lui.
Catégorie 2, l'environnement ! Je ressassais mon poème dans ma tête, j'allais le leur réciter comme au théâtre ! À ce moment-là, le président du comité s'approcha de moi pour me chuchoter sur un ton d'excuse qu'une erreur avait été commise à mon égard... je ne faisais pas partie des 5 finalistes, j'avais simplement une "Mention honorable". Il était terriblement désolé et espérait que je ne lui en voulais pas. Mais non, naturellement ! Tout le monde peut se tromper ! Ce n'était pas très malin, simplement, surtout pour un président du comité, surtout quand on pense que des mois s'étaient écoulés entre son courriel et l'instant présent. Bon, ce n'était pas grave, mon poème n'en était pas moins joli... Entre temps, quelqu'un nous avisait que dans cette catégorie également, les gens n'étaient pas venus, seule l'heureuse gagnante était là, une française qui résidait en Espagne depuis des années et qui avait accepté avec grand plaisir d'être Ambassadrice de Africa Solidarietá et de faire tout son possible pour les rendre célèbres là-bas. Et voilà ! c'était reparti comme en quarante ! Est-ce que c'était une coïncidence ou est-ce que les gagnants échangeaient leur prix contre leurs services ? Incroyable ! Bon, après tout, ce n'était pas mes oignons. Madame prit le micro et nous lut un truc très long et très ennuyant d'une voix mal assurée, qui trébuchait sur pratiquement tous les mots. Ça parlait d'après moi, car je n'en étais pas sûr, d'un petit enfant perdu dans ce grand monde. Le ton de sa voix montait et baissait au fur et à mesure qu'elle lisait. Elle s'imaginait peut-être donner plus de suspens à son histoire de cette façon-là, mais en fait, elle ne faisait que la rendre plus inaudible. Et alors attention, il y en avait trois pages ! Et elles étaient bien remplies ! Des vers en prose, pour pas trop se compliquer la vie, et comprenne qui peut. Vu la mine qu'elle tirait, je n'étais pas sûr qu'elle comprenne elle-même. J'en voyais deux ou trois qui tapaient des messages sur leur portable, ils avaient clairement d'autres chats à fouetter. Pour ma part, j'avais décroché depuis la deuxième phrase et je caressait doucement la main de ma compagne avec d'autres idées derrière la tête. Elle ne comprenait rien, elle était bulgare, mais moi qui étais français, je n'en comprenais pas plus. Là encore, de maigres applaudissements s'élevèrent dans les airs, comme trois pigeons qui s'envolent en faisant claquer leurs ailes, et puis le silence retomba. Oh putain que ca faisait du bien ! Non, vraiment ! On aurait dit un verre d'eau fraîche au milieu du désert. Ouf ! Il était temps qu'elle s'arrête, j'allais mourir d'épuisement ! Et elle aussi d'ailleurs, la pauvre. Bon, elle alla se rasseoir, on mentionna d'autres noms de personnes qui n'étaient pas venues, et comme c'était dommage, et comme elles avaient raté une si belle occasion, une si belle soirée ! Bof ! Tout était relatif, hein !
Bon, le président du comité nous remit une petite semonce de gloire et de succès, il avait gagné des batailles, il gagnerait la guerre si le bon Dieu lui prêtait main forte. Je trouvais la comparaison de mauvais goût, mais bon, là encore, ce n'était pas mes affaires, moi, j'étais venu pour lire de la poésie, pas pour gagner la guerre !
Mon tour arriva finalement. Ça faisait plus d'une heure qu'on était là... Je pris place sur le podium, entre le président et les membres du jury, et je tendais déjà la main pour m'emparer du microphone mais Monsieur le Président garda la parole... et donc le micro. Il me remercia d'être venu de si loin, euh... d'où déjà ? "Des Pays-Bas !" lui soufflai-je dans le micro qu'il daigna me tendre. "Ah oui des Pays-Bas ! Tout à côté d'Amsterdam n'est-ce pas ?" Non, pas du tout, moi, c'était La Haye, au moins 50 bornes, mais il ne ne laissa pas la chance de répondre. Il me demanda ce que je faisais, à part écrire de la poésie, et m'accorda 3 secondes pour dire que je conduisais des tramways, ce qui sembla le surprendre agréablement, et il me remit mon diplôme, sous la forme d'une feuille de papier ordinaire, de format A4, avec mon nom, le titre de mon poème et une signature en bas de page, la sienne probablement. Ok, pas de problème, qu'il me passe le micro, il allait voir ce qu'il allait voir ! Je n'avais pas besoin de papier moi, je connaissais mon poème par cœur. Je l'avais tellement lu et relu, tellement potassé, fignolé, que je savais exactement comment il fallait le réciter, avec quelle ampleur, avec quel brio. J'étais prêt ! Accrochez-vous aux branches ! Eh bien non, au lieu de me passer le micro, il me poussa légèrement vers les marches en me remerciant et passa directement à un autre sujet avant même que j'aie fini de descendre.
Je repris ma place quelque peu penaud, me demandant si c'était du lard ou du cochon. Qu'est-ce qui venait de m'arriver là ? Hé, ho ! Il y avait maldonne, non ? MOssieur s'envolait déjà dans les hauteurs de la gloire, il était fier de lui, son cinquième palmarès, déjà, comme le temps passait... Il se rappelait des anecdotes émouvantes... mais je ne l'écoutais plus, je bouillais intérieurement, j'étais furieux. Comment osait-il ? Pour qui se prenait-il ? N'avait-il pas un seul gramme de respect pour un pauvre poète qui s'était vidé les fonds de poches pour venir jusque là, qui s'était si bien préparé à leur lire ce poème qui, ils ne le sauraient jamais, lui avait coûté quelques nuits blanches. Mais pour quel résultat ! Il fallait l'entendre pour le croire ! Ce n'était pas juste ! Et moi, l'injustice, je n'aimais pas ça ! La droiture est la richesse des pauvres ! C'est tout ce que nous avons, avec notre dignité, notre honnêteté. Nous n'avons pas de grosse Mercedes toute neuve, ni de belle villa avec piscine, pas de costume Armani dans la penderie, ni de godasses en vrai crocodile, pas de rolex au poignet, non, tout ça on ne l'a pas, mais on est juste, on est équitable, quand on a deux œufs au plat dans la poêle, on partage. Alors quand il y a une injustice, eh ben on s'insurge ! Moi, je m'insurgeais, mais intérieurement, je ne le laissais pas voir. À quoi bon ? Qu'est-ce que ça aurait changé ? Et puis d'abord c'était trop tard, après ce sceau d'eau froide sur la tête, je n'avais plus envie de le leur lire, mon poème.
La soirée s'annonçait encore longue, elle ne faisait que commencer. Le ministre du Congo, avec son premier prix dans la main, venait de remonter sur le podium, et à lui, on n'avait pas refusé le micro. Et il savait s'en servir, le bougre ! Il en avait de la tchache ! Il me saoulait, avec sa voix forte et claire. Oh, il parlait bien français lui ! Il ne cherchait pas ses mots, mais ce qu'il disait sonnait tellement hypocrite, tellement engagé, qu'on se demandait s'il n'allait pas bientôt nous demander de signer pour deux ans dans l'armée congolaise. Où était la poésie dans tout ça ? La goutte déborda du vase lorsque le jury pria la bonne femme d'Espagne de nous relire son si beau poème. Non ! Tout mais pas ça ! Je pris vivement la main de ma compagne et nous sortîmes sans faire de bruit. Ouf ! Il était temps ! J'allais me faire une crise cardiaque ! Le président du comité nous appréhenda dans le hall en se désolant d'un air hypocrite :"Oh ! vous partez déjà ! comme c'est dommage !" "Oui," mentis-je, "nous avons un autre rendez-vous !" Il insista quelque peu, mais le cœur n'y était pas, il devait lire l'amertume sur mon visage, et puis peut-être aussi un brin de sentiment de culpabilité le taquinait, qui sait.
La farce et la mascarade de cette soirée décevante s'évanouirent instantanément dès que j'eus posé le pied sur le trottoir. Ces gens-là se croyaient importants, ils n'étaient rien. J'avais très envie de les oublier, et ma foi, j'y réussissais assez bien.
Le reste de la soirée était pour nous. Fini les hypocrites ! Fini les filous ! Milan nous tendait les bras. Première chose à faire : aller manger une pizza, une vraie pizza italienne, arrosée de vin de Toscane, et c'est exactement ce que nous fîmes. Ensuite, après avoir léché les vitrines de Prada et de Givenchy, et d'autres célébrités italiennes, nous allâmes boire un cappuccino, un vrai celui-là aussi, et nous passâmes le reste du temps à flaner dans les rues, nous embrassant tous les 25 mètres. Cette femme était formidable, elle etait la raison pour laquelle je ne regrettais pas d'être venu.
Mais en ce qui concernait les comités de poésie milanais, je n'avais plus qu'un mot à leur dire, et en italien s'il vous plaît... Arrivederci !
Plus tard, dans mes moments de solitude, j'ai éprouvé le besoin d'écrire ce poème.

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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
Un brin de satire dans ce poème fort bien construit et agréable à lire. On sent le vécu !
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Viviane Fournier · il y a
c'est un grand cri, joliment dit ...des leçons de ce genre, je crois qu'on en vit tous et ça fait pas forcément du bien mais on apprend et on grandit de ça...le recul ça vous a permis ces vers et c'est bien que l'écriture raconte la dérision d'une réalité ... j'ai beaucoup aimé !
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Michel Armand Demai · il y a
Merci de votre commentaire, et je ne doute pas que d'autres aient vécu des trucs de ce genre, mais comme vous le dites, on en tire de l'expérience. Ça n'en reste pas moins une honte de traiter ainsi des poètes qui ont donné tant d'espoir, dépensé tant d'énergie, et souvent d'argent. Mais bon, hé, je n'en fais pas une maladie, la vie continue, et des concours, il y en aura d'autres. Je voulais peut-être prévenir les autres, car Africa Solidarietá est toujours sur internet. Alors si vous voyez leur site au passage, et que vous aviez l'intention de participer à un concours, méfiez vous. (Vous pouvez éventuellement participer mais si vous gagnez un prix ne vous déplacez pas, cela n'en vaut pas la peine, ils vous enverront votre diplôme). Un poète averti en vaut dix !
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Viviane Fournier · il y a
Oui je suis d'accord .. et votre expérience est plutôt triste et ne donne pas envie de s'essayer à ce concours ! Merci de votre réponse .... et belle soirée ! Votre texte-cri est beau !
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Michel Armand Demai · il y a
Merci, bonne soirée à vous aussi
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Ginette Flora Amouma · il y a
une épreuve à supporter mais je crois que la poésie s'en va planter ses racines sur des chemins tranquilles .
Elle n'a jamais eu besoin que de roses et de rires .
Mais concernant les roses , il ne faut pas oublier d'en enlever les épines !!

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Michel Armand Demai · il y a
À Milan, ce 14 décembre 2019, il n'y avait malheureusement que des épines, pas de roses...
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Ginette Flora Amouma · il y a
Hélas !
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Randolph · il y a
J'ai lu ce poème gentiment "coup de gueule", puis j'ai lu votre (ta ?) réponse à Françoise Desvigne. Ce pourrait être une ébauche de nouvelle !
Malheureusement, c'est pareil dans tous les domaines, même, et c'est bien triste, dans des milieux où on imagine que règne la bienveillance, le respect, les justes valeurs.

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Michel Armand Demai · il y a
Randolph, on peut se tutoyer, pas de problème, on commence à se connaître, à la longue. Alors merci pour ton commentaire. (Petite précision, ma réponse n'était pas spécialement destinée à Françoise, elle était censée être un éclaircissement de mon poème, elle était censée être tout en haut, mais bon, no problemo). En effet, je ne m'attendais pas à cette perfidie, et la traîtrise fait encore plus mal que l'affront. (D'ailleurs "si j'aurais su, j'aurais pas venu !") Et tout ce que je demandais, moi, c'était de lire mon petit poème, ce n'était tout de même pas la mer à boire !
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Randolph · il y a
Sais-tu que tu peux encore placer ta "réponse" en "commentaire de l'auteur" ? C'est simple, fais-le !
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Michel Armand Demai · il y a
Ah bon ? Et comment je fais ? Épingler peut-être ?
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Randolph · il y a
Oui, d'abord un copier-coller dans la "bulle" du haut, puis épingler
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Michel Armand Demai · il y a
Super ! Merci du tuyau !
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Randolph · il y a
C'est normal !
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Françoise Desvigne · il y a
" Ce n'est pas l'injustice en soi qui nous blesse, c'est d'en être l'objet " citation de Pierre Nicole et il y en a bien d'autres. Je n'aurais pas aimé être à votre place Michel , je m'imagine dans cette situation, une vraie cocotte minute !
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Michel Armand Demai · il y a
L'injustice fait plus mal aux pauvres, qui ne peuvent pas se défendre, ou difficilement, qu'aux riches, qui en font un jeu, et laissent le boulot à leurs avocats, qui sont grassement payés pour ça. Mais je crois que cette forme d'injustice là, gratuite, et qui ressemble à de la mesquinerie, fait encore plus mal. Pourquoi diable ne m'ont-ils pas accordé ces 3 minutes ? Alors que les trois quarts des candidats n'avaient même pas pris la peine de venir ? Mystère et boule de gomme ! Je pourrais même presque les remercier de m'avoir poussé à écrire ce poème quelque peu saugrenu...
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Françoise Desvigne · il y a
Vous n'avez rien perdu Michel, cette expérience vous a enrichi, il en résulte un joli poème!
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Michel Armand Demai · il y a
Oui, vous avez raison, mais "Chat échaudé craint l'eau froide !" Ils m'ont envoyé une invitation pour 2020, car ils n'ont honte de rien, mais certainement pas question de participer. Milan, jamais plus !
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Françoise Desvigne · il y a
Il leur faut bien un public mais sage décision !

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