Aortique

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Souvent le cœur s’arrache.
On le sent pendre à l’intérieur de notre poitrine.
Il bat encore plus fort.
Il faut beaucoup de force pour le retenir.
La faiblesse est un combat.
Ma faiblesse ne me pardonne rien, il faut apprendre à la snober, la rendre indifférence, mais pas trop, car il s’agit de rester vivante.
Il se soulève aussi, tente de s’échapper.
Pourtant il est bien enfermé à l’intérieur de notre carcasse, de notre chair, il est au fond de nos yeux, au bord de nos lèvres.

Parfois il saigne. Tout simplement parce qu’il a mal, parce qu’il a implosé. Il est vain de vouloir en recoller les morceaux.

Lorsque mes yeux errent dans le vide, je me demande à quoi peut bien penser ce cœur qui me fait vivre. Il ne s’indigne plus. Il reste parce qu’il est solidaire.
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