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Angie

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Son cœur est un soleil
Il irradie de ses milles feux
Son corps est mouvement vers l’autre
Idiome de simplicité et de partage
Cet être pur les mains dans vos ordures

Autrefois dans son pays fût princesse
Sa robe de vertu brille de milliards de diamants
Ces étoiles qui scintillent au ciel de son sous-sol
Ici au troisième enfer Elle stocke les déchets
D’une société de consumation
Ou même les relations sont vouées
A des miettes de considération
Elle est étincelante elle brille elle rit
Elle illumine ce décor d’âmes grises
Elle fait briller des vitres pâles
Ouvertes sur un ciel peint de gris

Ici c le Paris à cent milles lieues
Des passions de la place Vendôme
Des distractions bourgeoises
De l’opéra et ses fantômes

Son cœur est un soleil
Il irradie de ses milles feux
Sa lumière sur des gens ombragés
Outragés par une hiérarchie
Du chiffre et tombent les sous-fifres

Son mouvement est révolutionnaire
Les cols blancs sur eux-mêmes tournent
Autour d’elle quand elle passe
Beauté aux fruits tropicaux
Mûres et sucrés sont ses mangues
Cambrée par l’abondante récolte
La vénus se tord et l’attention attire
La porte ouverte des latrines
Laisse entrer les pensées interlopes
cambrure et belles courbures
Mouvement du bassin et tête baissée
« Entrez missié » d’un air agacé
l’impression d’être sous pression
quinquagénaires à la prostate
défilent comme des esthètes
la frôle de leurs sale pattes
elle elle souffre du dedans et du dos
à courber l’échine à essuyer l’urine
à subir ce machisme primaire
elle qui fût princesse dans son pays
île de pêcheurs d’hommes sans aigreur
elle se prélassait sur l’herbe trankil
ses prétendants lui cueillaient des fleurs
plus belles les unes que les autres
l’air embaumait ces milles parfums
et la mer en va et vient
rythmais les jour de ses câlins

dans l’insouciance du lendemain
sur son île son cœur brillait
à l’aube le départ et le chagrin
les pleurs et le crépuscule
des matins de jobs sans lendemain
perdues les beautés insulaires
bonjour travaux ancillaires
aterrée ses rêves enterrés
elle reste digne et fier
plante une graine de bonheur
dans son pot de terre

dans les latrines odeurs de javel
loin de son port et ses effluves de cannelle
loin des pêcheurs à la dynamite
loin des enfants nu sur le sable
que les mamans allaitent
de leurs généreuses mamelles

Ici c le Paris à cent milles lieues
Des passions de la place Vendôme
Des distractions bourgeoises
De l’opéra et ses fantômes

Ici c le Paris à cent milles lieues
De son île aux milles arômes
Baignée par les prières dakaroises
Et les chants de son petit pays......

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