Allégeance

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Je me délie rarement de mes pages flétries
Je me délie rarement de mes mots délivrés
Ils ne sont que mes armes enrobés de vacarme
Et les murs autour de mes précipices s’écroulent
Acrobaties de mes envies et de mes paradis.

Je pars dans des passages où des visages me parlent
Des âmes d’été aux dédales calligraphiés
D’épanouissants personnages d’encre noire imaginés.

Tant de messages à faire passer dans mon esprit
Ne pas les oublier dans mon inassouvi.
Tant de chœurs dans mes mains, et de livres carmin
Ils m’ont donné une carte de médium des styles
Tantôt des gribouillis, tantôt des manuscrits.

Au grès de mes fictions se trouvent des pare-feux
A mes sentiments,
Mes saisissements.

Mon bruit ne se calmera pas.
Il est le seul souffle qui est libre de tout
Qui est libre de dire ce qu’il pense tout bas
Qui est libre de dire ce qui ne me va pas
« Le beau est toujours bizarre »*
Car il sort sans buvard avec quelques ratures
D’une cage d’oiseaux se libérant de leurs postures.


*Citation de « Curiosités esthétiques » (1868), Charles Baudelaire.
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