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A toi, le poète inconnu

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Accoudé au comptoir,
Tout seul devant ton verre,
Tu penses à ton calvaire
Et continue à boire...


Tu penses à tes amis.
Que sont-ils devenus ?
Ils ont tous disparu.
Que font-ils aujourd’hui ?
Tu te souviens, naguère,
Ils se disaient tes frères
Ces artistes bien nés
Qui sans cesse affirmaient :
-« Avec un type comme toi,
L’amitié reprend tous ses droits ».
Ils juraient que demain comme hier
Rien ne vous séparerait.
Et, que n’aurais-tu fait
Pour mieux encore leur plaire ?
Toi, tu as persévéré
Dans ce fichu métier.
Et quand au fil des ans,
Au détour d’un chemin,
Tu en rencontrais un ;
A son salut distant,
A son discret bonjour,
Tu comprenais, Ami,
Que toi, t’accomplissais ta vie,
Et, qu’eux changeaient leurs jours.

Se souviennent-ils seulement
De quand vous étiez jeune ?
Forcés, faute d’argent, de respecter le jeun
Plusieurs fois par an...
Mais, faut-il rappelé
A ce monsieur rangé
Ayant situation et bel appartement,
Toutes ces nuits brûlées
A refaire le monde, à rire et à chanter ?
Tu ne peux les blâmer,
N’ont-ils pas eu raison
De s’en être allé
Vers d’autres horizons.
Tu es resté bohême
et devenu mendiant
Payant d’un poème
Un repas ou bien un café-crème.
Car, elle est belle, la dure vie d’artiste
Où l’on est solitaire sans jamais être triste...


Accoudé au comptoir ;
Tout seul devant ton verre,
Tu penses à ton calvaire
Et continue à boire.

(extrait de "Confidences")

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